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Bienvenue sur LECLA l'affreux. :gangster: :chris: :gnih:


Un topic des RPs libres a été mis en place ici ! Allez j'ter un oeil. :hin:
Nous attendons avec impatience nos bébés prédéfinis, ils sont coolish vous verrez ! :ivil: :raff:



C'est la dèche chez les Muffled Necks essayez de renflouer un peu leurs rangs. :chica: :ivil:


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 hear me roar. (joyce)

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Les désespérés à la syphillis

≈ ARRIVÉE : 09/06/2015
≈ IMPACTS : 788

≈ AVATAR : + roxane mesquida.
≈ ÂGE : + 28 y.o.
≈ MÉTIER : + gère les comptes d'une modeste biscuiterie nommée The White Horse. Business familial. Façade des Peaky Blinders, vous savez, le gang. Oui ceux-là. Elle les a gérés pendant la guerre alors elle connaît bien, c'est toute sa vie ce métier.
≈ DES ARMES ? : + détermination inébranlable, persuasion féminine, un nom de famille et la lame de rasoir qui va avec, même dans un joli chapeau par tradition.
≈ GANG : + peaky blinders.



MessageSujet: hear me roar. (joyce)   Sam 13 Juin - 18:23

you want blood, i want your blood too. it’s the blood on blood done in your name. it’s the pieces left in the street, it’s the wrack I can leave. bloodstains. a monument.


Il était judicieux ce choix de couleurs pour le bar. Rouge et or. Sang et richesses. Et sous les signes morbides que l’on peut lire dans le choix de peinture, sous une histoire profonde de violence inextricablement liée à cet endroit et surtout ses propriétaires, sous les appréhensions se dissimule un foyer. Tu es déjà allé dans les bars des autres gangs, comment aurais-tu jamais pu diriger si tu n’avais pas tout visité ? Les irlandais ont fait les choses trop grandes, emportés par leur nouveauté, il en résulte une cacophonie insupportable. Les italiens se sont noyés dans leur orgueil et l’ambiance est tendue chez eux, l’alcool fait bouillir leur sang déjà chaud. Les juifs ont étalé leur argent dans un palais d’un standing bien trop haut pour un bar, leur antre ressemble aux gentlemen’s clubs d’Oxford. Il n’y a définitivement que les anglais, les vrais, qui sachent ce qui fait un pub digne de ce nom. Dans ces couleurs chaudes personne n’a jamais perdu la vie alors même que les gens n’osent sortir la nuit dans votre quartier. Oh combien de fois tu as dansé dans cet endroit, les chansons y sont douces, la piste accueillante. Le Garrison est un cœur battant dans une cité de violence et cela en fait l’endroit le plus convivial de la ville. Peut-être ton point de vue est-il biaisé, après tout si c’est un foyer c’est aussi par la population qui le fréquente, cette foule de Peaky Blinders et associés, cette famille. Après tout il y a ta belle-sœur qui se balade entre les tables avec un ventre rond et nombre de ces hommes sont des membres du gang que tu connais et apprécies depuis des années. Tu es chez toi ici. Tu peux te noyer dans les conversations, te taire jusqu’au moment où la musique te plaît suffisamment pour t’élancer. Quand tu étais adolescente tu dansais si bien et de manière si charmante que quelqu’un t’applaudissait toujours à la fin. Aujourd’hui cela t’arrive encore mais c’est plus parce que les gens te connaissent et t’ont parfois vue avant l’accident. La piste de danse n’a plus le même goût mais ce bar si. Assise sur un tabouret au bar tu écoutes la conversation de trois hommes, trois Peaky que tu connais depuis de nombreuses années. Leurs paroles te bercent doucement. De temps en temps tu glisses quelques phrases lorsque tu juges ta participation pertinente. Ce sont des soirées comme il y en a tant, reposantes, conviviales. Leurs mots font planer sur tes lèvres un sourire léger. La boisson dans ton verre est légèrement amère, comme tu les aimes, elle brûle un peu la gorge en y passant, ta langue est aiguisée par le goût agressif. Cet endroit te réveille toujours. Il y a constamment des gens à écouter, prêter attention aux racontars des gars et des femmes qui ont leur place dans le gang est toujours extrêmement instructif sur l’atmosphère actuelle. Quant aux étrangers, on peut les surveiller du coin de l’œil, les jauger et définir s’ils sont ou non une menace. C’est un travail de chaque instant. Tu es heureuse de le faire.

Les jambes croisées, tu sors tranquillement une cigarette de ton étui pour t’encrasser les poumons. Mais tu ne sais pas que c’est mal, au contraire on en vante les mérites à droite et à gauche. De toute façon tu aimes ce goût aussi, l’amertume est la saveur qu’affectionne ton palais, c’est peut-être pour cela que tu as du mal à cuisiner des choses meilleures que la moyenne. Tes goûts sont un peu trop durs pour la plupart des gens. La porte du bar s’ouvre et par réflexe tu te tournes vers l’entrée. Les nouveaux arrivants t’offrent un spectacle à te priver de ta mauvaise humeur. Ils sont habillés en civil mais tout le monde sait que ceux-ci sont des policiers, et pas des plus corrompus en plus. De nombreuses personnes les ont remarqués aussi et si l’endroit ne devient pas silencieux, la moitié des conversations s’effacent ou se font plus discrète. Drapeau rouge dans ta tête. Tu allumes ta cigarette. Il y a parmi eux une blonde, une blonde que tu connais un peu. La blonde la plus insupportable de la création. Enfin sans doute pas, il doit bien y avoir pire quelque part mais cela ne t’empêche pas de haïr celle-ci. Jacobson. Elle ne ferme jamais sa gueule celle-là, elle n’a pas compris que quand on était intelligent on réfléchissait avec de parler et de sortir n’importe quelle connerie qui nous vient. Et puis une fois elle t’a appelée Becky. Et ça c’est absolument intolérable, si elle continue elle finira par le payer. Tu voudrais qu’elle parte. Que ces poulets se disent que finalement venir boire dans un bar de malfrats, fut-il très accueillant, n’est pas la meilleure idée qu’ils ont eue. Qu’ils tournent les talons et retournent dans un endroit où ils pourront boire à la mémoire de leur loi chérie. Qu’ils ôtent leurs griffes présomptueuses de votre territoire. L’air te semble moins respirable en la présence de cette personne, plus fétide. Ce vampire pompe la chaleur de ton foyer dans son allure glacée. Et elle marche comme si l’endroit lui appartenait. Faux. Ici c’est chez toi. La clique vient s’asseoir au bar et la femme policière devient ta voisine de siège. Très mauvaise idée. Tu essaies de l’ignorer en retournant à la conversation de tes trois compagnons, cigarette suspendue doucement au bout de tes doigts. Malheureusement quand tu te retournes tu croises son regard. Ou plutôt tu vois son regard se poser sur ta robe et la façon dont elle découvre tes cuisses. Les fois précédentes tu avais bien remarqué que ce détail la dérangeait. « Il y a un problème agent Jacobson ? » C’est avec délicatesse que tu fais la remarque, sans provocation, même si au fond de tes yeux on voit qu’il n’y a pas intérêt à avoir de problèmes. Le souhait n’est pas de faire braquer immédiatement la femme, juste de lui dire d’arrêter de juger puisqu’elle n’est pas chez elle et de te foutre la paix. Ou elle t’entendra haut et fort, ce qui n’est pas le cas de la plupart des gens.

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Les teignes au pain rassis

≈ ARRIVÉE : 23/05/2015
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≈ AVATAR : Natalie Dormer
≈ ÂGE : 33 ans
≈ MÉTIER : Sergent de police
≈ DES ARMES ? : Un gun, une dague dans la botte
≈ GANG : Le gang contre les gangs : la police



MessageSujet: Re: hear me roar. (joyce)   Dim 14 Juin - 13:09

Journée de merde. Vraiment. Passer la journée à traquer un Smoky Shamrock coupable d'un meurtre il y a deux jours, passer à deux droit de le coffrer, échouer à cause de l'incompétence d'une nouvelle recrue, se faire passer un savon par son chef parce que le malfrat est maintenant hors de  portée... tout ça c'est la recette d'une journée pourrie qui nous fout dans une humeur exécrable mon équipe et moi. Quand le surintendant nous relâche enfin, suite à un sermon interminable, nous nous changeons et allons ruminer tous les cinq en arpentant la ville. Pendant le débat enflammé sur la marche à suivre pour retrouver ce chien de tueur, le plus vieux d'entre nous propose d'aller plutôt discuter autour d'une bonne bière. Proposition qui n'a évidemment pas besoin d'être votée, nous acquiesçons tous vivement : rien de mieux que l'ambiance d'un pub pour se détendre après une journée comme celle-ci. En regardant les alentours, nous réalisons que nous avons atterri sans réfléchir dans le Sud. Sans doute parce que la grisaille du quartier correspond à la couleur de nos pensées. C'est comme ça que nous débarquons au Garrison, fief bien connu des Peaky Blinders. Cela ne nous dérange pas, on a pas le choix de toute façon ; il n'y a pas un pub dans cette foutue ville qui ne soit pas tenu pas un groupe menant des affaires illégales en parallèle. Pour l'instant ceux à qui nous nous frottons aujourd'hui ne font pas trop de vagues. C'est un bon moyen d'aller vérifier s'il en est toujours ainsi.
Nous sommes cinq à passer les portes dorées du pub clinquant. Cet endroit n'est pas mon préféré dans son genre. Je me sens vite oppressée par tout ce doré, ce rouge pourpre, ces tentures en velours, tout ça est beaucoup trop violent, trop lourd pour un endroit où l'on est sensé se détendre. Je préfère de loin The Loaded Dice, chez les juifs. Là-bas, même si c'est moins festif et accueillant, je le reconnais, au moins on ne se fait pas agresser par la déco.
Comme d'hab', notre arrivée jette un froid. Malgré nos vêtements neutres, la ville n'est pas si grande, le département de police non plus, ce qui fait que nos têtes sont déjà reconnues, surtout des individus traînant dans ce pub, les Peaky. Habitués à la méfiance des civiles, nous ne nous formalisons pas et allons commander au bar. Je n'hésite pas une seconde et demande ma brune préférée, la Guiness. Ensuite nous allons nous installer à l'une des dernières tables de libres. Je fais la même erreur à chaque fois. Je m'assois sur une chaise et regarde ensuite ce qui m'entoure. L'inverse aurait été bien plus judicieux aujourd'hui puisqu'une fois installée, il me suffis de tourner un tout petit peu la tête pour me trouver nez à nez avec la femme la plus insupportable de cette ville. Mademoiselle la grande mathématicienne Rebecca Wickham. Que je croise à chaque fois que je viens ici en ce moment et avec qui je me dispute à chaque fois. La pimbêche en chef des Peaky qui derrière ses faux airs discret et coincée, possède une langue bien pendue. Comme moi. Sans l'humour. L'auto-dérision ne fait absolument pas partie de son vocabulaire. La susceptibilité ça en revanche elle connaît, je peux l'assurer. Je l'ai cernée maintenant, je sais ce qui la fera démarrer au quart de tour.
Je pèse un instant le pour et le contre entre passer une soirée tranquille en ignorant ma chère voisine et en retournant à la conversation déprimante de mes compères, ou retrouver un semblant de moral en m'adonnant au jeu si amusant de faire grincer des dents la comptable. Il me faut disons... une demi-seconde pour me décider. Une autre pour décider de la manière de commencer. Il me suffit de la regarder un court moment pour que l'une des choses qui m'agace le plus chez elle me saute aux yeux. Ses fringues. Sérieusement. On a pas idée de porter des tenues comme ça tous les jours dans cette ville remplie d'homme plus bêtes que leurs pieds, incapables de maîtriser
leurs pulsions. Et puis mince quoi, on peut être féminine sans forcément exhiber ses jambes de cette façon ! Moi par exemple, je porte un pantalon très bien coupé et une chemise qui met en valeur subtilement mes formes et mon décolleté. Pas besoin d'avoir l'air d'une catin pour attirer les hommes. Comme je sais qu'elle n'est pas d'accord avec tout ça, je choisis cette manière d'ouvrir le bal en lançant tout simplement un regard appuyé en direction de sa jupe courte et moulante. Évidemment elle s'en rend compte et ne manque pas de réagir comme prévu :

« Il y a un problème agent Jacobson ? »

Je suis surprise par son ton, plus calme que ce à quoi je m'attendais. C'est bien elle progresse. Avec un grand sourire innocent je lui réponds :

« Aucun Mademoiselle Wickham, j'admirais simplement cette magnifique jupe qu'à votre place, je n'oserais jamais porter en si virile compagnie... Vous faites preuve d'un courage sans borne ma chère. »

Je constate que ma pique à peine dissimulée fait mouche en voyant ses yeux se remplir d'exaspération. Je jubile intérieurement. Puis je me décide à joindre l'utile à l'agréable en essayant de glaner quelques informations à propos des Peaky. Eh oui, en plus d'être exaspérante, cette femme est également un membre du gang à part entière, ce n'est un secret pour personne. Comme elle n'agit pas directement dans les actions qui inquiètent la police, elle est assez peu surveillée. Elle a pourtant un rôle important en tant que comptable et peut-être blanchisseuse d'argent dont je me méfie. Je me penche sur le dossier de ma chaise et feins encore une fois l'innocence en demandant :

« Alors Re-be-cca, comment vont les affaires à la biscuiterie ? »

J'appuie chaque syllabe de son prénom en attendant avec impatience que la soirée avance pour que je sorte la carte la plus drôle, et qui la met beaucoup en colère, du surnom qu'elle déteste. C'est trop tôt pour le moment.
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MessageSujet: Re: hear me roar. (joyce)   Dim 14 Juin - 21:55

you want blood, i want your blood too. it’s the blood on blood done in your name. it’s the pieces left in the street, it’s the wrack I can leave. bloodstains. a monument.


Parfois les gens sont énervants. Dans chaque fibre de leur être. Chaque molécule, chaque atome. Les mitoses de leurs cellules ne sont que la multiplication contrôlée de la haine. Tout en eux, tout est absolument insupportable, ça a été décidé par une force supérieure avant même qu’ils soient dans l’utérus, les dieux ont dû se concerter pour savoir s’il était raisonnable et même possible de créer un être aussi chiant. Un miracle de la nature à bien des égards. Une malédiction en fait, pourquoi ces gens existent-ils ? Quand on les voit on a envie de les couper en deux avec une scie rouillée, de les égorger avec un petit tournevis, de les brûler vivant et de leur arracher les yeux. Leur visage hurle ‘‘frappe-moi, fais-moi mal je le mérite’’. Ô qu’ils le méritent par ailleurs, ils sont nés pour cela. Des gifles, des dizaines, des centaines voire des milliers de gifles à répétition. Jusqu’à-ce que la peau de leurs joues finisse par se détacher à force d’impacts. Oh des impacts, ça donne encore plus d’idées ça. Impacts des phalanges contre leurs mâchoires, impacts de leurs crânes contre le comptoir de bar, impacts de balles dans leur chair. Les possibilités sont infinies, l’imagination est la seule limite, il y a des millions de façons de briser un corps humain. Certains diront que ça fait délire de psychopathe ou de sadique mais honnêtement, tout le monde doit à un moment où à un autre se lâcher sur ces gens-là. Tu as été élevée dans un gang, tu sais parfaitement que la violence est une solution. Toutes ces choses macabres, tous ces délires ultraviolents, tu les vois passer sous tes paupières à chaque fois que tu clignes lorsque tu es face à Joyce Jacobson. Pourtant tu n’es pas une personne foncièrement violente. Certes tu n’es pas réellement pacifistes, ce serait contraire aux principes familiaux mais tu l’utilises généralement en dernier recours et tu ne l’exécutes jamais de tes blanches mains. Il faut croire que ces gens énervants font ressortir le pire en chacun, l’animal, la haine viscérale. Joyce et toi vous êtes des animaux. Et un animal c’est territorial. Elle est chez toi. Elle ose. Elle risque de le regretter. Je dirais bien que ce n’est pas personnel mais ça l’est. On oublie presque entièrement les affaires ici, c’est femme à femme, il vous faudrait un ring. Je suis la conscience et face à la poupée blonde je m’efface. Je suis presque contente de le faire à vrai dire. Ça lui ferait le plus grand bien de mordre la poussière, ça aurait deux effets : la faire redescendre de son piédestal et aussi amocher sa face à claques. Libérateur, ce serait libérateur.

Etrangement, tu n’as encore jamais perdu ton calme face à la policière, jusqu’ici tu as toujours réussi à rester courtoise. Froide bien sûr, glaciale même mais polie. Glaciale… Tu as trouvé un nouveau surnom pour cette idiote : l’iceberg. Sans parler du côté frigide, elle en a la beauté mais pas la profondeur. Est-ce qu’elle serait capable de couler un navire ? Sans doute pas la force non, le Titanic l’aurait broyée, réduite en plein de petits morceaux sanglants sur la coque – tiens, rajouter ça aux millions de façon de tuer quelqu’un d’énervant. Je sens qu’il est un peu trop tôt pour faire cette blague cependant. Huit ans pour une telle tragédie ce n’est pas forcément assez. Enfin, quittons les massacres historiques pour revenir à… Ce qui va devenir un massacre historique. Parce que tu ne pourras pas garder ton calme si longtemps que ça. Et on dit bien qu’il ne faut jamais mettre en colère quelqu’un qui est d’un tempérament silencieux, parce qu’ils sont putain de terrifiants. Ce serait l’annihilation totale de l’agent Jacobson, certes pour le plus grand bien de cette planète mais pas de ton clan. Tu lui poses donc la question doucement. Et elle y répond avec un grand sourire que tu voudrais voir s’étirer jusqu’à-ce qu’il déchire ses joues. « Aucun Mademoiselle Wickham, j'admirais simplement cette magnifique jupe qu'à votre place, je n'oserais jamais porter en si virile compagnie... Vous faites preuve d'un courage sans borne ma chère. » Elle vient donc cordialement de te dire que tu étais habillée comme une pute. C’est beau les femmes, une phrase ne veut jamais dire ce qu’elle veut dire. Tu hausses les sourcils puis ris doucement, comme si il y avait là une bonne blague et que tu appréciais réellement le compliment. Ce rire en clochette annonce un déferlement de rage. Enfin il te faut jouer le jeu pour ne pas immédiatement mettre le feu aux poudres. « Oh c’est que cette virile compagnie se comporte parfaitement en présence de dames Agent Jacobson. Je ne connais pas l’état d’esprit de vos collègues policiers mais ici les hommes sont bien éduqués. » L’agression passive est tout un art que tu te plais à perfectionner en une telle compagnie. Tu te tais généralement, préférant ignorer les personnes déplaisantes. Parfois cependant la puanteur mentale qui exhale d’elles est impossible à occulter. Nous nous trouvons dans ce rare cas. En une phrase tu as insulté tous les amis de la blonde, y compris ceux assis à cette table même. Dangereux ? Peut-être. Jouissif ? Sans le moindre doute.

« Alors Re-be-cca, comment vont les affaires à la biscuiterie ? » Elle le prononce comme si elle voulait dire darling juste après ton nom. Et le simple fait qu’elle t’appelle Rebecca t’énerve. Non, vous n’en êtes pas au stade où vous vous appelez par vos prénoms, vous en êtes au stade où vous vous tirez dessus à bout portant avec le premier revolver venu – qui n’est jamais loin. S’enquérir de la biscuiterie allons bon… Elle croit réellement que tu vas lâcher des informations sur les Peaky Blinders comme ça, en discutant tranquillement ? Elle est encore plus stupide que tu ne le pensais alors. Tu ne parlerais pas même sous la torture alors dans un bar entre deux verres, à la personne la plus exécrable de l’univers, il ne faut pas y compter. « Oh à ravir, après tout nous faisons les meilleurs biscuits de la ville ! » Heureusement ce n’est pas toi aux fourneaux, ce serait meurtrier si c’était le cas. Enfin meurtrier non, tout de même pas mais les comptes seraient loin d’être aussi bons. Le pire c’est que ta famille pourrait vivre tout à fait convenablement avec les simples revenus du White Horse. Mais pas aussi bien. Et puis les gangs c’est un truc dans les entrailles, vous ne pourriez pas faire autrement sans trahir votre nature profonde. Et ta nature profonde c’est aussi de méfier des poulets alors une dinde comme ça tu ne peux pas la souffrir, encore moins lui faire de jolies confessions. « Et vous les enquêtes Joyce ? J’ai entendu dire qu’il y avait en ville des irlandais qui causaient problème ? Ce ne sont que des rumeurs j’espère ? » Fuck the police but also fuck the Smoky Shamrocks.

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MessageSujet: Re: hear me roar. (joyce)   Jeu 18 Juin - 15:25

Asticoter cette Wickham guindée semble être une source d'amusement intarissable. A vrai dire, je ne la déteste pas tant que cela, je ne pourrai jamais abhorrer une femme au même point que certains hommes. Ils surpassent tout. Les femmes ont toujours au fond d'elles une forme d’intelligence, de tact, ce petit quelque chose qui fait que j'aurai toujours un minimum de retenue envers l'une de mes comparses. Les hommes en sont dénués. Je suis capable de haïr un hommes sans bornes. Pas une femme. Même si celle qui est à côté de moi est, je dois le reconnaître, assez contraire à tout ce que je respecte chez les personnes de mon sexe. Donc au lieu de m'énerver pour l'instant, j'en joue. Elle en revanche semble beaucoup, beaucoup plus hostile vu ce que son regard trahit lorsqu’elle pose les yeux sur moi. Cela ne m'impressionne pas d'un poil. Je ne vois pas ce que j'aurais à craindre d'une femme frêle comme elle, entraînée comme je le suis, si elle décidait d'en venir aux mains. Même si elle décidait d'aller se cacher dans les jupons de se frères, je serais toujours gagnante pour plusieurs raisons : elle serait en bien mauvaise posture si elle avait l'audace de déclarer ouvertement la guerre à la police en attaquant ostensiblement un officier, et même si elle s'emportait se la sorte, je sais que mes collègues autour de moi n'hésiteraient pas une seconde à me venir en aide face aux Peaky. Ils ne refusent jamais une bonne baston ces gaillards, surtout après une journée pareille. Surtout contre des membres d'un gang contre qui on se retient souvent faute de preuves flagrantes. Ce serait finalement bienvenue si elle perdait son sang froid, ça nous donnerait une excuse pour nous défouler.
C'est donc sereinement que je continue de la provoquer en la dévisageant avec un air réprobateur. Finalement, quand elle répond à ma première remarque en soulignant le fait qu'elle est en sécurité ici et que mes compagnons sont mal éduqués, je ne peux m'empêcher de ricaner. Dans quel monde vit-elle ? Le monde des Bisounours ? Comment peut-elle croire que les hommes qu'elle fréquente sont bien éduqués sous le seul prétexte qu'ils savent se tenir ? Pourrait-elle se fourrer le doigt dans l’œil au point de ne pas remarquer que tous les mâles autour d'elle ne rêvent que d'une chose ; lui arracher ses vêtements de prostituée pour la posséder violemment, et qu'il n'y a qu'une seule chose qui les retient. La peur. C'est tout ce qui peut calmer un homme de telles pulsions. En l'occurrence celle des représailles inévitables de ses frères si une telle chose arrivait. Je donnerais cher pour que, le jour où un homme plus audacieux que la moyenne (ou simplement suicidaire?) se risque à un tel outrage, je puisse assister à la désillusion de la princesse Wickham sur la nature humaine. Voir dans ses yeux le brusque retour à la réalité. Non tu n'es pas en sécurité si tu ne sais pas te défendre toi-même. Non tu n'es pas en sécurité dans ce bar avec ces fringues parce que ces hommes ont l'air civilisés. Non, non, non. Loin de là. Si donc j'assistais à une pareille scène, je prendrais bien sûr le temps de savourer le fait que j'avais raison, je pense même que je lui ferais la réflexion lorsqu'elle serait sur le point de se faire violer... Puis j'attendrais le dernier moment pour mettre une raclée au mec qui commet cet acte. Faut pas déconner. Je reste une policière dont l'étique et la mission personnelle est de couper les bijoux de famille à tous les hommes qui violent ou battent les femmes. Rebecca est une femme. Même si je ne la porte pas dans mon cœur, je ne pense pas pouvoir rester sans agir si j'assistais à une scène comme celle-ci. En revanche je suis sûr que si on inversait les rôles (hypothétiquement bien sûr, parce que si un mec s'approche de moi avec l’intention de faire de moi son quatre heure, je le mets par terre bien avant qu'il ait pu poser une main sur moi) elle y assisterait avec autant de plaisir que si elle était au cinéma en train de se régaler devant une comédie romantique. Cette femme pue la lâcheté.
Je sors doucement de mes pensées en l'écoutant vaguement se vanter sur ses biscuits, et au passage faire semblant de ne pas avoir compris mon insinuation. C'était prévisible. Je ne sais pas à quoi je m'attendais. Peut-être comptais-je sur le fait qu'elle avait bu un peu plus et qu'elle aurait voulu se vanter sur les comptes fleurissants des bookmakers. Enfin tant pis. J'aurai d'autres occasions de la coincer. Elle embraye sans subtilité en me rendant la pareille.

« Et vous les enquêtes Joyce ? J’ai entendu dire qu’il y avait en ville des irlandais qui causaient problème ? Ce ne sont que des rumeurs j’espère ? »

J'espère qu'elle ne se croit pas maline. Je n'ai pas la moindre intention, comme elle, de lui révéler la moindre information. Surtout que concernant les irlandais c'était plutôt la débandade aujourd'hui. Ça lui ferait bien trop plaisir. D'apprendre ça. Ma dernière envie étant bien sûr de contribuer à son plaisir. J'ai plutôt envie de la rabaisser aujourd’hui, elle et son air hautain lorsqu’elle sous-entend qu'elle est pleine aux as.

« Oh je ne me risquerais pas à discuter de cela avec vous ma chère Rebecca. Vous savez, nous à la police, nous nous occupons d'affaire concernant des humains. De vraies personnes faites de chaire et de sang. Je ne pense pas que vous y comprendriez grand chose. C'est beaucoup plus compliqué que de ne traiter qu'avec des chiffres. Et aussi beaucoup plus intéressant. Nos journées sont palpitantes, aucune ne se ressemble. Vous ne vous ennuyez pas vous dans votre petit bureau toute la journée ma chère ? »

Allez prend ça, pimbêche.
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MessageSujet: Re: hear me roar. (joyce)   Lun 6 Juil - 22:33

you want blood, i want your blood too. it’s the blood on blood done in your name. it’s the pieces left in the street, it’s the wrack I can leave. bloodstains. a monument.


Les femmes sont plus que capables de gérer des positions de pouvoir, tu es bien placée pour le savoir. Après tout Dolores Moses et toi avez été les têtes pensantes de tout ce joyeux bordel pendant des années très troublées. Pas que de machinations cependant, une femme est tout aussi capable de la violence basique et des tâches simples qui occupent les hommes de main, elles s’y débrouillent même souvent bien mieux, en témoigne Jolene. En général, bien que faisant confiance à des hommes, tu es bien plus apte à reconnaître le potentiel qui sommeille en une femme. Après tout, personne ne vous attend au tournant, on jette sur vous des regards distraits voire dédaigneux, on se méfie parfois que vous écoutiez pour aller raconter vos trouvailles à vos pères, frères ou maris. Ils ont tort de ne pas vous attendre au tournant. Parce que vous vous les attendez. Et vous ne relâchez pas votre concentration. Sauf que voilà, la confiance mutuelle féminine c’est beau, mais il y a un léger problème. Ce léger problème c’est que tu sais très bien, ainsi, de quoi sont capables tes congénères. Tu ne fais pas l’erreur de les oublier. Et elles ne sont pas toutes de ton côté. Il y en a qui aiment travailler là où leurs capacités ne sont pas reconnues, servir chez les faibles, combattre naïvement un milieu où elles peuvent prendre le pouvoir de façon bien plus insidieuse et efficace. Ces femmes ne sont pas toujours idiotes, elles sont parfois simplement naïves, idéalistes, croyant en un monde qui n’a pas d’importance et les rejette. Parfois. Le reste du temps elles sont juste parfaitement idiotes. C’est le cas par exemple de la blondasse à côté de toi, ce rebut de la gent féminine qui a oublié qu’avoir un flingue ne stérilisait pas ses ovaires. Elle marche comme un cow-boy, se croyant shérif du grand Ouest. Mais ici on n’est pas dans les plaines du Wyoming, ici c’est la jungle de métal et de fumées, tous les indiens se ressemblent, noyés dans la crasse d’un monde qui vous abat au moindre faux pas. C’est avec impatience que tu attends l’erreur de l’agent Jacobson, pour voir la meute de loup se jeter sur ses restes et les déchirer avec la violence de Birmingham. Car non, les Peaky Blinders ne sont pas bien éduqués, tu le sais aussi bien qu’elle. Les Peaky Blinders sont bien dressés, là est la différence. Un groupe de chien qui te sauterait dessus fusses-tu une personne différente. Sauf que tu ne l’es pas, et on ne mord pas la main qui nourrit, on la protège. On la protège parce que la main qui nourrit est accompagnée d’une autre : celle avec le flingue. Flingue auquel la poulette risque de goûter si elle continue dans la direction qu’elle emprunte. Parce que tes jupes courtes ne supportent pas d’être insultées. Passablement indisposée par la présence de la femme, tu souffles ta fumée toxique vers son visage, comme sans faire exprès. Peut-être que cette créature démoniaque n’apprécie pas la cigarette. Et puis si ce n’est pas le cas tant pis, la signification de ce geste est plutôt universelle, c’est un peu comme une gifle gantée, c’est un défi sous-jacent. Le défi de celui qui ne veut pas déclencher une rixe à mains réelles. Vos défis sont rarement lancés à mots sincères, pourtant ils sont toujours palpables, désespérément présents. Vous n’arrangez personne vous deux en vous attaquant, vous mettez les deux côtés mal à l’aise, les deux côtés en colère. Tension fatale. Je ne sais pas si parler de biscuits suffira à la désamorcer. En fait je connais déjà la réponse : non. Non bien sûr que ça ne suffira pas, au contraire vous vous insulterez sur fond de pâtisseries. Ô comme elle est sublime la solidarité féminine. Elle transcende de toute évidence tous les fonds sociaux, toutes les origines ethniques, toutes les sexualités… Mon cul oui. La seule retenue dont tu fais preuve c’est de ne pas encore avoir levé la voix mais ce n’est pas parce que tu as une femme en face de toi, c’est juste parce que ça ne fait pas partie de tes habitudes. C’est avec une curiosité feinte que tu l’interroges sur ses activités. Elle ne crachera pas plus le morceau que toi la grognasse. Dommage. Elle aurait au moins pu servir à quelque chose.

« Oh je ne me risquerais pas à discuter de cela avec vous ma chère Rebecca. Vous savez, nous à la police, nous nous occupons d'affaire concernant des humains. De vraies personnes faites de chair et de sang. Je ne pense pas que vous y comprendriez grand-chose. C'est beaucoup plus compliqué que de ne traiter qu'avec des chiffres. Et aussi beaucoup plus intéressant. Nos journées sont palpitantes, aucune ne se ressemble. Vous ne vous ennuyez pas vous dans votre petit bureau toute la journée ma chère ? » Bien sûr, tu dois être absolument incapable de saisir ce qui est réel puisque tu te plais dans les maths, c’est ça ? Ridicule. Grâce à celles-ci tu comprends mieux le vivant que jamais, elles le régissent, l’expliquent, le fait fonctionner. C’est un peu comme si tu avais appris quelques secrets d’horloger et ne te contentais plus de regarder les aiguilles tourner avec émerveillement. Elle n’y connaît de toute évidence rien. A-t-elle jamais entendu dire que les mathématiques sont les affaires des anges, puisque les anges sont purs esprits et que les mathématiques sont la plus pure des disciplines ? Non, elle ne doit pas beaucoup lire la pauvre petite idiote. Quoique si on est honnête toi non plus. Mais on ne le dira pas. Je suis magnanime. Et puis elle vient d’insulter ta passion et ça c’est bas, c’est très bas ma foi.

« C’est bien parce que votre cerveau n’est capable de voir que la chair que vous êtes sur le terrain ma chère. Croyez-vous vraiment que votre police adorée fonctionnerait sans mes chiffres ? Et le revolver que vous aimez porter parce qu’il vous donne du pouvoir ? A vrai dire quand on a quelques notions académiques, mes chiffres sont fort intéressants. Et puis mon petit bureau repose ma jambe. Je vous laisserai volontiers jouer les gros bras. » Elle n’est bonne qu’à ça la poupée qui se prend pour un homme. Elle a dû oublier – ou peut-être ne sait-elle pas – que tu n’es pas en mesure de faire de même, déjà parce que tu as un peu de respect pour toi-même mais également parce que tu as certaines limitations physiques insurmontables. Ta voix ne porte pas la moindre trace ni d’ironie ni d’animosité, tu le dis doucement comme si tu parlais de la pluie et du beau temps. « Mais sachez que je dors déjà mieux la nuit en sachant que des hommes comme vous protègent notre belle ville et notre sommeil. » Qu’elle sache que tu dors très bien la nuit car elle et son département ne représentent pas la moindre menace pour vos activités, incapables qu’ils sont.

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