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Bienvenue sur LECLA l'affreux. :gangster: :chris: :gnih:


Un topic des RPs libres a été mis en place ici ! Allez j'ter un oeil. :hin:
Nous attendons avec impatience nos bébés prédéfinis, ils sont coolish vous verrez ! :ivil: :raff:



C'est la dèche chez les Muffled Necks essayez de renflouer un peu leurs rangs. :chica: :ivil:


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 let your colours bleed (mina)

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Les teignes au pain rassis

≈ ARRIVÉE : 18/05/2015
≈ IMPACTS : 85

≈ AVATAR : clémence poesy
≈ ÂGE : trente-et-un an, mon chaton.
≈ MÉTIER : couturière.
≈ DES ARMES ? : elle avait déjà songé, fut un temps, à allourdir son sac à main d'une brique rouge, mais au final, une voix stridente qui hurle au secours, ça passe pas mal aussi.
≈ GANG : aucun.



MessageSujet: let your colours bleed (mina)    Lun 18 Mai - 18:39



nothing grows when it is dark

≈ Thème du personnage ≈
Nom ≈ née Hancock, elle arbore avec une fausse fierté le patronyme de son époux, Hawk  Prénom(s) ≈ De son prénom véritable,  il ne reste qu’un vestige, diminutif d’usage aux sonorités moins ingrates et plus douces au palais, Mina.  Âge ≈ trente-et-un an sur le papier et pourtant un millénaire dans le cœur. Origine ≈ britannique Date de naissance ≈ le 22 août 1889 Lieu de naissance ≈ Birmingham, Angleterre. Religion ≈ catholique. Classe sociale ≈ bien largement dans la moyenne depuis son récent mariage, elle n’en reste pas moins issue d’une famille ouvrière. Statut marital ≈ mariée.  Orientation sexuelle ≈ hétérosexuelle. Métier ≈ couturière. Traits de caractère ≈ observatrice, rancunière, sensible, opiniâtre, tournée vers la famille, secrète, curieuse, routinière, à l'écoute, sarcastique, créative, versatile, tactile, étourdie.  Groupe ≈ la main gantée. Avatar ≈  Clémence Poésy Crédits ≈arwene, withoutromeo.com


Wilhelmina Hawk


Un ≈ Mina possède ce qu'on pourrait communément appeler un mauvais timing habituel. Ce n'est pas que la dame manque de ponctualité, c'est simplement que son sixième sens, un don inné, une providence bien trop joueuse (rayer la mention inutile) lui offre l'habilité de pointer le petit bout de son nez aux mauvais endroits, aux mauvais moments, et ce, de façon plutôt systématique.  Deux ≈  Plus cérébrale que manuelle, elle imagine des ensembles aux milles couleurs dans son esprit qui s'avèrent davantage complexes à réaliser sur tissus, au final. Elle apprécie sa profession, sans pour autant en être passionnée ; faut dire qu'elle en a passé, des nuits à s'entraîner, ses doigts maladroits et rougis, piqués par les épingles.  Trois ≈ Mina, elle a toujours aimé les livres. Les belles reliures vieillies, les pages jaunies et cornées et déchirées et pleines de traces, pleines de vie. Mais ce qu'elle préfère, ce sont les histoire qu'ils contiennent. A la maison, y en avait pas beaucoup, alors, après les avoir lu et relu des dizaines de fois, elle avait finit par s'en inventer elle-même, avec ses deux frères comme auditoire, et un vieux matelas à ressorts en guise de scène. Quatre ≈ Et de scène justement, elle en rêvait depuis gamine. Les yeux tournés vers l'horizon infini, de petits escarpins battant les planches et ses lèvres déversant  Shakespeare, Hugo, Ibsen et leurs compères. Mais le brasier du rêve s'est lentement éteint avec les années, délaissant une constellation de cendres luisantes dans son sillage.  Cinq ≈ Néanmoins, l'un des dons d'artiste qui lui fait défaut, c'est bien le chant. Elle a beau chantonner à tue-tête tout au long de ses ouvrages quotidiens, et siffloter une mélodie quand elle s'occupe du linge, elle n'a clairement pas une voix de cantatrice, qui a longtemps brisé les pauvres tympans de Samuel -qui, soit dit en passant, n'était guère mieux placé dans la liste des octaves, à ses treize ans.  Six ≈ Si Samuel est l'optimisme et l'Eliott l'ambition, Mina cache très certainement une âme sceptique. C'est pas tant qu'elle remet tout en cause, elle est plutôt fidèle à ses principes. Mais c'est surtout ceux des autres qui lui font arquer un sourcil, lourd de jugement arbitraire. Mais faut pas lui en vouloir, derrière sa volonté tenace et sa rancune aussi aiguisée que le fil d'un rasoir, son coeur est mille fois plus mou que celui d'un artichaut. Sept ≈ C'est cette même obstination, combiné à son côté versatile, qui lui vaut bien des reproches. Elle a le terrible défaut, pourtant si commun, de critiquer, non pas sans voir ni savoir, mais plutôt sans penser à faire table rase de son passé. Elle a, comme qui dirait, quelques comptes à régler avec son reflet dans la glace. Huit ≈ Elle aurait aimé apprendre à jouer d'un instrument de musique, manier l'archet et le violon, jouer des gammes au piano. Mais c'était un luxe que ses parents ne pouvaient réellement lui permettre, alors, elle se tait et écoute les musiciens qui croisent sa route, des étoiles dans les yeux, l'air plus fascinée qu'une enfant la veille de Noël. Neuf ≈ A observer la famille Hancock, on pourra immédiatement remarquer de qui Mina tient le plus. De sa tendre mère, avec qui elle partage ses cheveux de blé qui éclatent au soleil, et cet instinct maternel exacerbé mais versatile, qu'elle attribue à chaque âme esseulée, chaque enfant éploré. Y a des jours où elle aimerait rendre le monde heureux, où elle aimerait qu'il soit nappé d'un blanc lumière doux comme le coton Mais la plus part du temps, quand elle balaie l'immensité de la ville, elle ne voit que du nectar rouge qui s'échappe des plaies d'une Birmingham qui peine à cicatriser. Dix ≈ Mina est partisane de la modernité et de l'avancée des conditions féminines. Elle a soutenu les idéaux des suffragettes et continue à appuyer les mouvements d'émancipation de la femme, tâchant de gagner elle-même en indépendance. Elle se dit que les femmes ont passé suffisamment d'années derrière les fourneaux, qu'il est temps pour elles qu'elles assument leurs choix et leur paroles. Alors, si elle a beau conserver un métier plutôt traditionnel, et avoir accepté un mariage plus ou moins contraint et arrangé, elle ne se gêne pas pour autant pour faire part de ses opinions et tirer sur des cigarettes, comme le lui a si bien appris l'oncle Sam.



aeternalis, Anna, 17

T'es arrivé ici comment ? ≈ c'est la faute à deux gueuses du staff là, j'ai beau les aimer de mon pitit coeur, y a des fois, je me demande  :beuh:  :beuh:  Tu penses quoi de ce joyeux bordel ? ≈ SAAAAAA(...)AAAM. rentre tusuite à la maison, et arrête de tout saloper  ici.  :beuh: (cébocébo) Un truc à nous dire ? Une petite cassdédi ? ≈ je vous aime d'amour et de whiskey. surtout de whiskey.  :mih:  Le mot magique pour passer ≈ c'est pas personnel, c'est uniquement les affaires. (disent Chris et Sam, quand on les retrouve au pieux  :laugh: )


≈ L'ENFER C'EST LES AUTRES ≈



Dernière édition par Wilhelmina Hawk le Lun 25 Mai - 10:37, édité 6 fois
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Les teignes au pain rassis

≈ ARRIVÉE : 18/05/2015
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≈ AVATAR : clémence poesy
≈ ÂGE : trente-et-un an, mon chaton.
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≈ GANG : aucun.



MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Lun 18 Mai - 18:40



not all those who wander are lost



Histoire



THE HOUSE OF THE RISING SUN ✱ Dehors, il pleuvait. Fines gouttes qui s'écrasaient lentement contre la paroi vitrée, qui faisaient ploc, ploc, ploc, comme les aiguilles d'une horloge un peu dérouillée. Les perles du ciel s'amassaient et s'esquissaient en courbes floues, comme une succession d'images rapides, comme les doigts sur un piano ; rythme irrégulier d'une mélodie naturelle et morne, qui s'ajoutait à deux respirations lentes et profondes. Ils étaient là, étalés sur le sommier, à attendre que le temps passe. Et Mina écoutait. Elle écoutait les sons qui coulaient jusqu'à ses tympans, elle écoutait le souffle chaud de son frère, qui venait jusqu'à caresser sa nuque, elle entendait, au-dehors, le clapotis de quelques sabots sur les pavés, des bruits indistincts de conversations qui provennaient du rez-de-chaussée, et le tintinnabulement de l'eau sur la fenêtre, de l'eau grise sur le monde. Et ça faisait ploc, ploc, ploc, comme un engrenage qu'on devrait huiler, comme son cœur un peu détraqué, incomplet mais battant à tue-tête contre ses côtes. Et Mina observait. Elle détaillait cette chambre qu'elle avait connu depuis toujours, et ses murs gris, et son plafond gris, et le ciel gris, qu'elle entrapercevait depuis le lit. C'était comme un voile fluide sur ses pupilles océans, qui masquait la réalité une fois sur trois, une cataracte des sentiments qui troublait son esprit, qui occupait le fil de ses pensées. Et alors, il y avait la petite voix dans sa tête, qui venait toquer contre son crâne, et qui lui faisait la morale, qui lui tirait des leçons, qui récitait cent fois la même ritournelle depuis quelques semaines. Et Eliott alors ?
Mina soupira. Les lippes entrouvertes, les épaules affaissés, à la manière d'une enfant capricieuse qui essayait de combattre l'ennui. L'ennui et surtout le silence, ce vide qui pesait plus qu'il ne cautérisait. Elle réitèra son geste, pour tenter de faire réagir l'abruti somnolent à côté d'elle. Mais il daignait pas faire le moindre mouvement, ses orbes couleurs océans perdues dans l'immensité du plafond, à parcourir les fissures qui lézardaient les murs et les taches qui les accompagnaient. Elle les connaissait par cœur, ces brèches. Elle avait mimé les mêmes gestes, les mêmes mouvements de l'iris des centaines de fois, le soir quand elle arrivait pas à s'endormir, à la lueur de la bougie, le matin quand elle avait pas la foi de se lever, à la voix de ses frères qui la tiraient du lit. Quand elle avait pas la foi ni la force de parler, que ça semblait plus simple de tout garder pour elle, bien enfoui dans le cocon de son palpitant, à l'abri de la lumière, là où se cultivent bien mieux les démons. Sauf que, parfois, c'était pas si mauvais, de vider son sac, de déverser un petit flot doucereux d'émotions au devant des gens. Pas n'importe lesquels. Juste Samuel.
Jamais deux sans trois, elle soupira derechef, plus fort cette fois, plus longtemps, comme un appel à l'aide, étouffé parmi les rêves de ses cheveux blonds. Et cette fois, elle sentit que le corps à ses côtés se remuait lentement. « Il me manque. » qu'elle lâcha d'un souffle un seul. Du coin de l’œil, elle distinguait les sourcils de son aîné, qui se rejoignirent en une mimique d'incompréhension, avant que l'évidence ne traverse ses traits. Mina se laissa aller contre lui et appuya sa joue rosie contre son torse. « Beh, y r'viendra. Qui est né à Birmingham y r'vient toujours, c'est la malédiction de c'te ville, ouais. » Les yeux dans le vague, elle se perdit dans la contemplation abstraite de l'univers qui l'entourait. Les reliures vieillies des quelques livres qui trônaient fièrement sur une étagère, la glace qui reposait sur la petite table, et la chaise où pendait le bleu de travail de Samuel, plus crasseux qu'hier, toujours moins que demain. Elle sentit ses doigts qui dansaient dans ses mèches blondes. Peut-être bien que Sam avait raison, peut-être que c'était l'influence du destin ou de Dieu, peut-être qu'Eliott reviendra plus vite qu'il n'était parti. Après tout, ça ne faisait qu'un mois. Ils devaient lui manquer, à lui aussi. Faut dire, c'est lui, le solitaire, à Londres, alors qu'ils étaient encore quatre au bercail, à l'attendre près du poêle, les mains déjà tendues. Mais au final, peut-être que non, peut-être qu'il restera là-bas, qu'il trouvera une jolie femme, qu'il réussira sa vie. Au fond, c'est tout ce que Mina lui avait toujours souhaité. Qu'il soit heureux. « Et s'il r'vient pas ?  S'il r'vient jamais ? Il est différent, Eliott. » De la famille, c'est lui qui avait la plus grande confiance en ses rêves. Les autres avaient pas vraiment le temps pour ça. Samuel travaillait déjà, et entre deux postes, il avait droit à sa jeunesse, lui aussi, il avait droit à la permission de se vider l'esprit, de descendre un verre, de lancer des œillades éperdues à une jolie fille ou même de taper quelques pas  de claquettes. Et Mina, elle était trop Mina pour quoi que ce soit. Trop douce pour vivre, trop dure pour mourir, une sorte de déferlante un peu bancale, qui savait pas exactement ce qu'elle devait emporter et laisser dans son sillage. Heureusement, y avait des bouées, des ancres par-ci par-là. Il y  avait Samuel, qui ne la quittait pas, ses doigts d'ouvriers toujours emmêlés dans sa chevelure,  qui grimaçait, haussait les épaules, qui réconfortait. « C'est qu'un être humain, j'vois pas pourquoi t'as peur. Enfin si, remarque, c'vachement instable ces bestiaux. » Samuel sourit, ses lippes ourlées découvrant une rangée de dents blanches et Mina lui rendit l'esquisse, bercée par le rythme de sa respiration. « T'as pas à t'inquiéter, tu d'vrais l'savoir que chez les Hancock on s'sort toujours de la panade après s'être foutu bien d'dans. » Elle laissa son corps détendu s'avachir dans les mots, les syllabes caresser sa peau. Elle s'imprègna du message, essaya de s'en convaincre du mieux qu'elle pouvait. C'était vrai, que les Hancock étaient comme une falaise surplombant la mer. De loin, elle payait pas de mine, la famille, mais au final, y avait que le temps et l'érosion qui parviendraient à la détruire, à la meurtrir, petit à petit. Pas vrai ?
« On s'en sort toujours. »


LIGHT IS GONE

Birmingham, le 3 octobre 1916

Mon bien cher Sam,

   Tu me manques chaque jour un peu plus. Le silence qui a remplacé la mélodie de ta voix pèse lourd dans la maison, autant que ton rire, qui hante les murs, comme si tu n’étais pas à des centaines de kilomètres. Maman prie à chaque dîner, en allumant une bougie ; je pense que viendra un jour où elle dépensera plus de livres en cire qu’en noix de beurre. Mais après tout, c’est une mère, c’est son devoir d’avoir peur, de s’inquiéter. Moi, je ne m’inquiète pas. Tu es Samuel Hancock, et les Hancock tiennent bon. Ils sont forgés dans la même trempe que les plus mauvaises herbes qu’on peut trouver dans un jardin, de celles qui ne s’évanouissent jamais, pas même quand on arrache leurs racines. Moi, je sais que tu ne mourras pas. T’es Samuel Hancock, fort et fier, les traits rieurs. Je pense souvent  à toi, et alors, je t’imagine, à retenir des noms d’oiseaux français, une cigarette au coin de la bouche, et les yeux qui pétillent. T’as toujours eu les yeux qui pétillent. Ça te rend beau, ça te donne l’air dandy insolent, et je suis certaine qu’en lisant ça, t’y crois presque toi-même. Dans les journaux, ils parlent d’une guerre plus longue que prévue. Mais, il faudra bien plus qu’une guerre pour nous séparer, bien plus qu’une mer pour couper le contact.  
J’aurais bien aimé te raconter tout ce que tu manques, ici, à Birmingham. Mais il y a trop d’histoires, trop de détails, pour que tout ne tienne que dans une lettre. Alors je te laisse mourir d’impatience jusqu’à ta prochaine permission, où je t’énoncerais tout, où je parlerais tellement que tu en deviendras sourd, que ma voix si enchanteresse et divine restera dans ton esprit jusqu’à la toute fin de nos misérables vies. Et je sais que tu souriras, même si je ne fais que parler du chat de gouttière, qui se balade dans la rue et vient grignoter les miches de pain, au bord de la fenêtre. Je sais que tu souriras, parce que c’est la plus belle chose que tu sais faire –ça et le chocolat chaud.
Alors rentre vite, en bonne santé, et souris-moi.


Ta sœur bien aimée,
Mina.


ps : Les vieilles canailles du pub te passent leurs saluts et leurs bénédictions, eux aussi ont hâte de te retrouver. Faut dire qu’ils sont pas nombreux, les anglais à jouer de leurs pieds comme des leprechauns irlandais.


***

La nuit tombait sur Birmingham, les obus pleuvaient sur la Somme. Et Mina rentrait de l’atelier, marchant seule parmi les ouvriers, battant de ses  pieds les pavés noirs du quartier sud qui se peinaient à se couvrir de blanc, la faute aux vapeurs des usines, à la chaleur des corps, des cheminées, à la pollution naissante de cette ville rance. Ses pieds battaient des pavés aussi noirs que le sang séché, aussi noirs que la suie, aussi noirs que la mort. Un vent frais lui balayait le visage et elle serra un peu plus son manteau de laine contre elle, baissant la tête. C’était toujours la même routine depuis quelques années. Le même chemin, de la maison familiale à la boutique, de la boutique à la maison, de la maison au parc, du parc à la boutique, de la boutique à la maison, de la vie à la mort, de l’ennui à la vie, d’elle à elle. Bientôt, les lumières vacillantes des réverbères découvrirent la façade de la maison, semblable à la précédente, identique à la suivante, des baraques d’ouvriers comme il en existe par blocs entiers dans certains quartiers. Mais heureusement, à l’intérieur s’abritaient d’autres teintes que le gris morne de la fumée.
C’est alors qu’elle entrait par la porte arrière qu’elle perçut des éclats de voix, des bribes de conversations. Elle savait qu’à cette heure-ci, son père était déjà rentré de l’usine ; avec le chemin qu’elle devait accomplir à pied pour rentrer depuis le quartier voisin, il gagnait une bonne demi-heure sur elle, pour rentrer. Elle entendait bien une voix d’homme, dans le séjour. Mais ce n’était pas celle de son père, pas uniquement. C’était Walter Hawk, le banquier et créancier. A pas de loup, Mina déposa ses affaires dans l’entrée, suspendant son manteau froid, avant de discrètement s’approcher de la porte entrouverte de la pièce principale. Elle se demandait bien ce qu’un banquier avait à faire chez elle en pleine semaine, un soir où l’hiver pointait le bout de son nez, et elle s’attendait à de mauvaises nouvelles. A Birmingham, les visites des gens des finances n’étaient pas si rares, mais généralement, ces hommes ne venaient pas annoncer à la famille qu’une arrière-tante inconnue récemment décédée leur léguait ses biens. Et à épier la conversation, la jeune femme se rendit compte qu’il n’était effectivement pas question d’héritage. « Les délais sont passés, Monsieur Hancock. La banque vous avait accordé six mois supplémentaire pour rembourser le prêt, à des taux forts avantageux qui plus est. » « J’sais bien, et j’vous en r’mercie, mais v’savez, m’sieur, à l’usine, c’est difficile en ce moment, et avec la guerre et deux salaires en moins dans la famille, on a du mal. » « Il était pourtant à votre charge de vous occuper de ce mal, monsieur. Et, à moins que vous ne puissiez m’avancer la somme finale dans l’immédiat, je crains fort qu’il vous faudra bien plus que deux salaires pour survivre à l’huissier. » Dans l’ouverture, Mina apercevait la mine déconfite de son père, ses traits marqués par le temps et le travail. Il n’était pas si âgé, mais les efforts quotidiens, et l’accident à l’usine, qui l’avait rendu boiteux avaient eu des effets néfastes sur sa santé et son moral. Et les poches violacées sous ses yeux trahissaient sa fatigue. Combinée à l’image désespérée de sa mère, Mina retint un sanglot. Son monde n’avait jamais été tout à fait rose, mais, plus que jamais, Eliott et Samuel à la guerre, elle se rendait compte à quel point elle avait besoin d’eux. Sans véritablement réfléchir, elle ravala ses larmes et pénétra dans la pièce, comme si elle n’avait rien entendu. Ses parents se figèrent à son image et Walter la gratifia d’un sourire. « Bonsoir, mademoiselle Hancock, vous avez belle mine, ce soir. » L’intéressée le remercia et vint s’appuyer au mur, à une certaine distance de la tablée. Les mains liées, elle observa la cène et détailla le visage du banquier. Il avait dû être bel homme, plus jeune. Il conservait toujours un visage plutôt avenant, sans doute une qualité requise pour un travail de relations comme le sien. Mais ce genre d’atout était vite méprisable, dans un quartier comme celui-ci. On remarque tout de suite, quand les gens travaillent, ou quand ils se prélassent derrière un bureau. « Je suis venu ce soir, mademoiselle Hancock, pour faire part d’un souci financier à votre famille, le remboursement de vos dettes étant arrivé à sa fin. » L’homme coula un nouveau regard en direction des parents, qui se tenaient épaules contre épaules face à lui. « Néanmoins, sauf remise de l’argent prêté, je me vois dans l’obligation de faire intervenir les autorités compétentes. » Il marqua une pause, retenant le trio entier dans une même bulle de suspense. Le cœur de Mina menaçait de déborder à tout moment. On ne touche pas à la famille. On ne touche pas aux Hancock. Alors, Hawk poursuivi son début de monologue atrophié. « Mais, je peux vous proposer une…alternative. J’attendais justement que vous rentriez pour aborder le sujet, mademoiselle. » Mina tiqua à son adresse. Il était un client régulier de la boutique où elle travaillait depuis deux années maintenant. Il ne passait que lorsqu’elle travaillait, ou le cas échéant, demandait à ce que soit elle qui s’occupe uniquement de ses commandes, ne jurant que par la « fine pointe de son aiguille si habile ». Il était toujours courtois, mais par instant, elle pouvait lire autre chose que de la simple politesse dans ses manières de s’exprimer. « Monsieur et Madame Hancock, je vous demande ainsi la main de votre fille, Wilhelmina. Sa dot effacera vos dettes et-» se tournant vers Mina, il ajouta, avec l’esquisse d’un sourire. « J’espère, mademoiselle, vous paraître assez bon parti. » La blonde en resta muette. Pendant un temps, seul le crépitement du bois dans la chaudière brisait le silence pesant qui entourait la pièce. Elle aurait juré voir sa mère frissonner malgré la chaleur ambiante. Ses parents se lancèrent un regard et leurs pupilles semblaient vouloir dire la même chose. « Navrés, m’sieur, mais nos enfants ne sont pas à vendre. » Le banquier inspira une forte goulée d’air, visiblement peu admiratif de ce refus catégorique. Il arqua un sourcil  et rétorqua du tac-au-tac. « Vous ne comprenez pas, monsieur Hancock, l’impasse dans laquelle vous venez de vous embourber. » Incapable de tenir plus longtemps, les phalanges blanchies par une colère douce-amère, Wilhelmina réagit également. « Je vous entend, monsieur Hawk. Il s’agit ici de mon avenir, je suis la principale concernée, et je refuse qu’on choisisse à ma place. » Elle coula un regard lourd de sens envers ses parents bien-aimés. Elle s’était souvent interrogée sur la sincérité de leurs sentiments l’un pour l’autre. Parfois, elle les voyait pris dans une telle routine, qu’elle les imaginait vivre comme de simples colocataires partageant une même couche. D’autres fois encore, elle percevait cette connexion maritale. Mais les unions n’étaient pas toujours consenties, pas toujours d’amour et la plus part se terminait loin du bonheur. Elle avait connaissance d’amie, qui par faute de mariage arrangé par leurs parents, se retrouvaient pieds et poings liés sous l’autorité de leurs maris, incapables de courir après leurs rêves. Mina, au moins, de par son choix, espérait s’éloigner du schéma traditionnel, se montrer comme une femme forte qui fait ses proches choix et les assume, quand bien même ils ne soient pas les bons pour elle. Mais on ne touche pas à la famille.


***

Birmingham, le 5 février 1917


Mon bien cher Sam,


Tiens bon. Je suis de tout cœur avec toi. Tu me manques, terriblement. Reviens-moi. A bientôt.


Ta tendre Mina.

Ps : je vais me marier.



SHATTERED STARS ✱ « Eliott » Un murmure, bref, plus une constatation qu’autre chose. Il était là. Il était là. Il était revenu. Il était là. Devant elle, sur le seuil de la porte, le croquis d’un sourire contrit sur la trogne. Dieu qu’il était beau, qu’il était fort, qu’il était grand. Avec sa tignasse brune, qui luisait sous le soleil, et ses yeux bleus, dans lesquels elle s’était mille fois perdue, et son uniforme, propre, comme une aura lumineuse qui lui conférait un aspect plus autoritaire, plus confiant, presque magique. C’était magique. C’était Eliott. Il était là, il était revenu, il était devant elle. Et elle referma la porte aussi sec, une main sur ses lèvres. Elle pouvait pas, Mina. Pas maintenant, pas aujourd’hui. Pas après dix ans.
Elle se laissa aller contre la porte de bois, masquant ses sanglots de la paume de sa main. Il était parti, il l’avait abandonné, s’en était retourné. Elle l’avait imaginé, lâche qui quittait sa famille, parce que les petits ouvriers qu’ils étaient, n’étaient pas d’assez bon rang pour un homme comme lui, un sergent de la police anglaise sous l’autorité direct du gouvernement et de la couronne. Il avait brisé l’équilibre, le chiffre parfait, le numéro trois représentatif des Hancock. Elle comprenait pas. Ils étaient bien pourtant, ils étaient heureux, non ? Mais Eliott était parti, et avec lui, s’était envolé une partie de son cœur. Elle s’était sentie trahie. Elle s’était sentie seule. Alors, elle se laissa glisser le long de l’unique paroi qui séparait son cœur de sa chair, et relâcha la prise, enfin, après dix années d’abstinence. Les perles se déversèrent le long de ses joues, pleines d’amour, d’amertume, de rancune et de regrets.
Il était revenu.

***

Elle passa un index sur les gravures en bas-relief de la porte en chêne avant d’y frapper brièvement deux fois. Cette pièce était une contradiction pour elle seule. Le bureau de Walter. Elle préférait ne jamais savoir quelles affaires s’y traitaient, quelles pensées traversaient son esprit lorsqu’il y passait des après-midi, des soirées, des journées entières à ruminer des dossiers. Mais Dieu qu’elle était fascinée, par tous ces livres, la grande fenêtre, qui donnait sur l’arrière-cour, et cette odeur pénétrante de café, de musc et de cigare. C’était comme un univers parallèle qui s’ouvrait en même temps que la porte, un prolongement de la maison, en rupture pourtant avec le reste. C’était quelque chose à part. C’était Walter. Ce dernier était à son bureau, une paire de binocles sur le nez, noyé dans la paperasse et la dernière édition du Times. « Un télégramme pour toi.» Il releva enfin les yeux sur sa femme, qui s’approchait à pas lents, la main tendue. Il grimaça quelques politesses après lui avoir retiré l’enveloppe bleue des mains et Mina s’apprêtait déjà à rebrousser son chemin jusqu’au salon. Elle entendit en premier les grincements de la chaise. Puis, « Putain de bordel de merde ! » avant que le bruit sourd de quelque chose qui s’effondre ne retentisse ensuite, étouffé par le tapis de laine. Statique, dos à lui, Mina ferma les yeux, comme si clore ses paupières la rendait sourde. Comme si un voile soudain allait bander ses yeux et masquer la réalité, flouter les traits d’un mari aux accès parfois brutaux. Et comme si tout ceci n’était qu’un détail, une ritournelle sempiternelle, elle dévia et tourna son buste dans la direction opposée. L’homme était debout, les poings fichés sur la table, l’air mauvais. Ses phalanges étaient blanchies par la pression et sa respiration se faisait irrégulière. Ses yeux fixaient un point flou sur la table, ou peut-être un mot plus dérangeant qu’un autre, sur la missive tout juste parvenue. Mina allait l’interpeller mais une seconde vague l’en empêcha. Son visage, déjà marqué par le temps qu’il ne pourrait jamais trahir, se crispa. Une nouvelle flopée d’injures enflammées détonna dans le silence de la matinée et le verre de bourbon sec vint s’écraser contre la bibliothèque, fondant en mille éclats dans toute la pièce. La jeune femme retint un sursaut au même moment. Walter était un homme, rien qu’un homme, et pourtant le moins transparent de tous ; un orage dévastateur piégé dans une enveloppe charnelle, qui relâche ses foudres dans des regards, par intermittence, par moments, quand il ne crache pas une pluie acerbe de mots. Parfois, tout de même, le ciel de son âme se dégage des tourments impétueux, et un rayon passe dans ses iris, dans l’esquisse d’un sourire ou l’éclat d’un petit rire. Mais à cet instant, c’était la tempête grise et noire qui menait la barque. Et la main qui suintait du velours sombre de son essence. Mina releva sa tête de lionne, lorsqu’une paire de pupilles de bois vint la transpercer de part en part, et quitta la pièce sous les sourcils froncés d’incompréhension et la respiration haletante de son mari.
Elle revint, pas moins d’un instant plus tard, armée d’une petite boîte de fonte. « Assied-toi. » Walter la détailla un long instant sans trop comprendre, l’obligeant à répéter, sans pour autant prendre un ton plus mielleux. Il y avait des fois, où Mina ne jouait pas. Il obtempéra enfin, et elle s’appuya sur le bureau, prenant la main de son digne époux dans les siennes. Elle tira un mouchoir en coton de la boîte, qu’elle imbiba d’alcool, avant de le passer sur la plaie. Elle ne regardait que la pulpe de leurs paumes, pourtant, elle sentait le poids des orbes de l’autre sur elle. Il la fixait comme on observe les curieuses choses, les bêtes de foires des cirques qu’on s’évertue de chercher à comprendre ; il la détaillait comme les tableaux impressionnistes et surréalistes qui faisaient leur apparition dans les galeries, aux sens ou aux non-sens souvent indéchiffrables du commun des mortels. Il regardait, et Mina œuvrait, plongés tous deux dans ce même silence. Elle ajouta une lampée d’alcool supplémentaire, et la brûlure fit grimacer Walter, et fit sourire Mina. « Te plais-tu donc à ma souffrance ? » Elle aurait pu parier sur le fait que son sourcil gauche était arqué de dédain, comme souvent. Elle banda la plaie cautérisée d’un nouveau linge et serra le nœud avec toute la force dont elle était capable, avant de relever les yeux sur son mari. « Non, je me plais à constater que tu es humain. » Et elle repartit, comme elle était apparue, dans son nuage de fumée et de doutes.



SOUNDS OF SILENCE ✱ C'était une impression étrange. Étrange, de se sentir chez soi, lorsqu'on était chez un autre. Mais tout lui rappelait la maison. Les tasses dans l'évier, qui attendait éperdument d'être lavées, le petit fourneau qui chauffait pour tout l'appartement, la boîte à biscuit, qu'elle était en train de vider, comme la sœur indigne qu'elle était, le bruit de la vie, qui résonnait au-delà des fenêtres, l'air gris, la table un peu bancale et les fleurs fraîches qu'elle venait de déposer. C'était étrange, mais évident. C'était Samuel, c'était chez elle. Et l'intéressé était en retard. Elle était sûre, pourtant, de lui avoir dit qu'elle lui rendrait visite ce jour-là. Ce jour-sans, ce jour parmi les autres, où elle s'ennuyait, après le travail, où elle n'avait pas la foi de rentrer chez elle. Alors elle tournait les talons, et au lieu du Nord, virait vers le Sud, vers le plus endroit du monde, celui où on sourit même quand on en a pas envie, celui où les gens se battent pour vivre, quoi qu'il arrive. Celui où, peut-être, elle avait vraiment sa place.
Attablée, une tasse d'earl grey devant elle, elle tira une énième fois sur sa cigarette, obnubilée par les volutes de fumée qui exhalait de la tige. Et puis, elle a entendu la clé qu'on tourne dans la porte, déjà déverrouillée par ses soins. Et puis elle a entendu Samuel qui causait, mais pas à elle, à un autre. Elle a pensé à Chris, le voisin de pallier, mais il était pas six heures, c'était pas son horaire habituel, à l'artiste. Elle a d'abord vu les deux paires de jambes qui s'élançaient dans la cuisine, avant de dévisager le nouveau venu, qui lui était inconnu. Et puis, y a eu la voix de Samuel, qui a retentit dans l'air. Depuis trente ans, il aurait dû être habitué à la voir débarquer à l'improviste, pourtant. « T'sais, un de ces jours j'vais faire une attaque si tu préviens pas. » Il sourit, elle sourit. Elle se leva, fit un pas, une petite bise sur la joue, pour pas changer. « J'avais prévenu. Enfin, je crois. » Le frère rit, pas si dérangé au final, de la visite de sa sœur. « Entre croire et savoir, y'a une marge. »Puis Sam coula un regard vers son propre invité, la même tenue sale d'ouvrier, les mêmes cheveux en bataille. «  Faut que j'vous présente j'suppose ? » L'autre releva enfin ses yeux, et Mina fondit devant le bronze pétillant qui les recouvrait. C'est qu'elle allait presque flancher, la couturière, devant la mine du nouveau venu. « Benjamin Hartley, un n'veau collègue de Sam, enchanté. » Et quand il sourit, Mina sentit un rayon de soleil réchauffer son dos. Il avait une voix douce, qui contrastait étonnamment avec son allure d'ourson mal léché. Elle pouvait pas s'empêcher de le fixer, aussi impoli que ce soit. Mais la politesse, après tout, dans le quartier ouvrier, ça relevait tout juste des formalités administratives. « Hm, ouais, Benny, j'te présente ma sœur Wilh- Mina, reste sur Mina, c'moins emmerdant à ret'nir. » Y avait que la voix malicieuse de Samuel pour couper la contemplation dans laquelle elle était plongée. D'instinct, son visage se renfrogne d'amusement et elle lui assène une petite tape sur le coude. Parfois, Mina se dit qu'elle devrait changer de frère. Il avait changé, depuis son retour de la guerre. Il était plus comme avant, un peu plus con encore, en fait. Mais, la famille, c'était la famille. Et elle savait bien qu'avec des « peut-être » et des « si », elle pourrait changer le monde. « De même, enchantée. » qu'elle acheva, avec un nouveau sourire, découvrant toute ses lèvres, ouvrant tout son cœur. Mina, elle savait que si elle avait les moyens de tout changer, elle commencerait bien par son nom de famille. Et puis, les cheveux de Sam aussi, parce qu'elle désespérait de voir chaque matin ces épis indomptables. Sainte Marie, même quand il recevait, il était incapable de s'apprêter un peu, pas étonnant qu'il soit toujours célibataire, ce bougre.


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Dernière édition par Wilhelmina Hawk le Lun 25 Mai - 14:48, édité 14 fois
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≈ ÂGE : 35 plaies infectées.
≈ MÉTIER : pilier de bar, alcoolique notoire et outre ces rangs foireux, il est ouvrier dans une usine de construction de bagnoles.
≈ DES ARMES ? : un mk4 reçu il sait même plus comment, ça peut toujours servir.
≈ GANG : il est pas pour, il est pas contre, disons qu'il profite plutôt de leur système - très bien même, surtout du côté des Muffled.



MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Lun 18 Mai - 18:44

:was: :was: :was:
V'LA LA PIRE. JE SALOPE QUI JE VEUX D'AILLEURS - même Chris. :gnih: :aw: La dernière, la blonde et la plus strabisante, on est vraiment mal barrés dans la famille heh. :smoke: :charm: EN VRAI ARRÊTE DE HURLER SAM, CA ME HANTE LA NUIT. PUIS BIENVENUE VIEILLE PEAU DE JOOP ET BONNE CHANCE POUR LA SUITE. :beuh: :grmpf: :but: :perv:

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« i know what most of you think of me, that i’m a thug, a smuggler, rebel. that i started all of this, asked for it, a drunk who never did anything with his life and has caused all this trouble for everybody. well, i’m here today to tell you… that you’re right. i am. i am all of those things, and more. »

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MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Lun 18 Mai - 19:49

YOU. c'est pas trop tôt. :mih:
genre petit 1) je t'emmerde
petit 2) bienvenue quand même
petit 3) je t'aime :laugh:
...
:chris:  :chris:  :chris:  :chris:  

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MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Lun 18 Mai - 19:51

HAY DARLING :pervers: :cc:
que veux-tu, je sais me faire attendre :chou: :laugh: de toute façon, t'aurais pleuré si j'avais annoncé ma non-venue, j'le sais, j'le sens, je sens que je l'sais :beuh: allez, je retourne titiller du grain de sable (et du Tobias :ivil: ), à la revoyure (tisuite), beau gosse :chica:

YES. ME. YOU. WOA. :*-*:
déjà de p'tit deux, beh y en a pas :uou: mais je t'aime quand même, chatondamur, et s'il était pas gay comme un phoque, dieu que je lui ferais de la descendance, au petit Chris :chris:
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≈ GANG : Silver Snakes



MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Mar 19 Mai - 10:25

1) clémence poesy, ce canon
2) clémence poesy, ce canon
3) la soeur de sam, on dit oui
4) tes gifs de ta fiche sont kfjhisdufhs
5) clémence poesy ce canon

JE DIS OUI ! JE DIS BIENVENUE :red: :red:

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≈ GANG : aucun.



MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Mar 19 Mai - 17:41

:laugh: :laugh: :laugh:

j'aime bien quand on me fait des petites listes, comme ça. :perv: (en plus, avec thomas b-s, tu peux pas savoir à quel point mon petit coeur saigne d'amour et d'envie de lui tirer les joues comme les mamies :*-*: :*-*: ), en tout cas, merci beaucoup, beau gosse, et j'te dis oui aussi. quand tu veux. où tu veux. :ih:
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MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Mar 19 Mai - 19:30

Thomas met tout le monde d'accord j'ai bien l'impression :ih: omg la vieille mamie :mdl: tu peux me tirer les joues quand tu veux, où tu veux alors hihi :perv: :laugh:
ai-je dis que la photo de clemence sur ton ava était à tomber ?

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MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Mer 20 Mai - 16:50

thomas fait plus que mettre tout le monde d'accord :laugh:
awn, t'es trop mignonne :*-*:  et je n'exprimerais aucun commentaire sur la bonnassitude du petit Raffa :uou: :pervers:
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MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Mer 20 Mai - 20:35

:kyu: :kyu: :kyu: :kyu:
FEELS. :rip:
Promis, on s'fera des danses sur un bar, togezer. :plz:

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MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Ven 22 Mai - 22:43

y a intérêt :uou: je t'aime aussi, chaton :kyu: :kyu:
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MessageSujet: Re: let your colours bleed (mina)    Lun 25 Mai - 15:11



Douce euphorie qu'est la validation



Prêt à te faire castagner ?


:mdl: :mdl: :mdl:
TU AIMES MES CHEVEUX. JE LE SAIS. :kyu: Puis heh, trkl la sister, t'as rencontré Benny grâce à moi stp. :uou: BREF, tout ça pour dire que tu es parfaite. Je vais pleurer à chaque fois que tu vas écrire toi, ma pauvre Minaminette d'amour de ma vie, Walt' il est cool et ça va m'faire mal de le détester, vraiment. Arrow LES HANCOCK AU POUVOIR. :chris: :sombrero: :siffly: :nyu: :meh: :ivil: :charm: :frfr: :ih: :eoin:

Bravo coco, finalement t'es pas trop mal barré pour survivre à Birmingham. :smoke: Avant de pouvoir te la couler douce, va falloir que tu bouges tes miches ! Parce que ouais, y'a pas de salaire sans travail et tout ce foutoir - j'suppose que tu connais. Dans tous les cas, tu vas d'abord aller recenser ta tronche, parce que bon ce serait triste qu'un autre vienne te la chourer. Ensuite, la case nous informer du reste est aussi obligatoire, on veut savoir ton métier, où t'habites, ton rang si tu fais partie d'un gang ou des autorités, bref, tout ça rien que pour le plaisir de bibi. :chris: Ensuite, tu pourras faire ta fiche de liens, un scénario seulement si t'es sage et pour terminer ; tu pourras RP. Ouais, j'sais qu t'as pris autant plaisir à m'lire que j'en ai pris à écrire. :perv: En cas d'pépin le staff est là pour toi, va vers les autres et va pas faire ta mijaurée - dans c'te ville de toute manière t'as pas à l'être. :frfr:


≈ L'ENFER C'EST LES AUTRES ≈


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