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Bienvenue sur LECLA l'affreux. :gangster: :chris: :gnih:


Un topic des RPs libres a été mis en place ici ! Allez j'ter un oeil. :hin:
Nous attendons avec impatience nos bébés prédéfinis, ils sont coolish vous verrez ! :ivil: :raff:



C'est la dèche chez les Muffled Necks essayez de renflouer un peu leurs rangs. :chica: :ivil:


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 Raffaele - Close your eyes. Think of something nice.

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Les rois du royaume branlant

≈ ARRIVÉE : 14/05/2015
≈ IMPACTS : 110

≈ AVATAR : Thomas Brodie-Sangster
≈ ÂGE : 18 ans
≈ MÉTIER : Coursier pour les serpents italiens
≈ DES ARMES ? : un revolver planqué dans la ceinture. une mite de plomb coincée contre l'oreille. un carnet entre son coeur et sa chemise.
≈ GANG : Silver Snakes



MessageSujet: Raffaele - Close your eyes. Think of something nice.   Jeu 14 Mai - 23:28



I like it smooth and slow, give it some time to grow.

≈ Thème du personnage ≈

Nom ≈ Riva. C'est italien, ça sonne bien, ça sonne doux, et puis ça vient de son père. Que de bonnes raisons d'aimer ce nom donc. Prénom(s) ≈ Raffaele. Comme le mec là, le peintre, qu'a fait pas mal de trucs connus. C'est qu'en fait... ça vient d'Italie, comme à peu près tout dans sa culture. Puis bon, Raffaele, ça paye pas de mine, c'est discret, et puis tout le monde l'appelle Raff. Calui va très bien que son surnom soit plus connu que le reste. Âge ≈ 18 ans, il attend avec impatience les 19 ans. C'est qu'être un gosse, ça va bien trente secondes, au bout d'un moment c'est chiant. Origine(s) ≈ Italiennes, mais ça c'est sur le papier. Du reste il connait rien d'autre d'italien que la langue, qu'il parle courramment. Date de naissance ≈ 14 Novembre 1901. On dit que les enfants de l'automne sont les plus nombreux à tirer la gueule, à être triste et déprimant. C'est pas totalement faut dans le cas de ce gosse. Il est pas déprimant. Mais il tire tout le temps la gueule. Lieu de naissance ≈ Edimbourg. Encore et toujours. Religion ≈ catholicisme, ça veut pas dire grand chose. L'Eglise et lui, c'est pas la joie. Classe sociale ≈ pauvre. c'est pas le plus pauvre des pauvres puisque ses maigres économies et son héritage paternels lui permettent de louer une chambre de bonne dans un quartier un peu pourri. Statut marital ≈ à dix-huit ans, on a d'autres choses à faire que penser au mariage ou le couple. Alors concrètement, il sera seul jusqu’à ce qu’il ne soit plus seul, et voila. Orientation sexuelle ≈ il a essayé les filles, une ou deux fois. Il a essayé les mecs, une ou deux fois. Pas de mauvaises expériences en soit, il se considère comme rien. Bi pour le reste du monde, mais tout est clair dans sa tête : il s'en fout mais alors royalement . On a bien assez d’emmerdes dans la vie pour pas en plus se prendre la tête avec qui on va aimer et (ou) baiser. Métier ≈ Rien d’officiel, que de l’officier. Il est coursier pour les silver snakes. Un des meilleurs, un des plus rapides et des plus discrets. Soyons francs, il est fier de lui. Traits de caractère ≈ Discret, serviable, blasé, blasant, calculateur, calme et posé, réfléchi, minimaliste, rapide, efficace, malchanceux, professionnel, cynique, extrêmement taciturne, joueur,   adroit, peu bavard Groupe ≈ la gueule du diable  Avatar ≈ thomas brodie-sangster Crédits ≈ merenwen


Raffaele Riva


Un ≈ Le pauvre a la pire mémoire de Birmingham. Ce n’est pas de l’exagération, il a encore besoin de la chanson de l’alphabet pour se souvenir de la place des lettres dans l’alphabet. Lorsqu’on lui donne une mission à exécuter pour le compte des silver snakes, il sort le petit carnet qu’il a toujours, bien planqué dans le revers de sa veste, et attrape la mine de plomb qu’il a en permanence coincé entre le crâne et l’oreille pour écrire dedans. Il n’y a pas une chose sur ses missions qui ne soit écrite dans ce carnet.  Deux ≈ De ce fait, il a en permanence une tache sombre derrière l’oreille gauche. C’est la mine de plomb qui déteint sur sa peau. Souvent les gens qui ne le connaissent pas voient là, la présence d’une maladie. Il n’en est rien, ça le blase. Trois ≈ Il est extrêmement rapide. Il lui arrive très fréquemment de se retrouver dans des embrouilles qu’il n’a jamais souhaitées. Dans ce genre de cas, il se contente de faire diversion, puis de courir, le plus vite possible, plus vite que n’importe qui. Il connait la ville comme sa poche, toutes les petites ruelles sont imprimées dans sa tête, à l’encre indélébile, c’est bien la seule chose dont il n’a pas du mal à se souvenir. Quatre ≈ Il fait partie de ces enfants ayant grandi au QG des silver snakes. Sa mère était barmaid pour le pub du gang, et quand à sonpère, un ancien contrebandier. Il est nez avec un flingue à la ceinture, avec des ambitions dans le gang plein la tête. Pourtant il n’a pas envie de changer de boulot, ni de monter en grade, plus tard. Il aime ce qu’il fait, sa place, et il s’espère indispensable ainsi. Cinq ≈ Il voue au gang une loyauté certaine. Sa mère et son père portés disparus, il n’a plus que les silver snakes comme famille. Il est rarement chez lui, l’ambiance lui rappelle beaucoup trop son père. Alors le QG est devenu bien plus qu’une seconde maison. Il y est toujours fourré. Six ≈ Il passe un temps fout à l’extérieur du QG, devant ou derrière, à jouer du violon. Son père lui a appris, il y a bien trop longtemps pour qu’il s’en souvienne, et le gosse a atteint un certain niveau. Il compose, sur le vif, des mélodies, en rapport avec la situation. Des choses joyeuses, il lui arrive de jouer au pub pour faire danser tout le monde, ou pour faire chanter. Les mélodies tristes, il les garde pour lui, quand il se croit seul. Cependant, plantez lui une partition sous le nez, il sera incapable de la lire. Lorsqu’il ne joue pas du violon, il lit, et beaucoup. Toujours un bouquin planqué dans la veste. Sept ≈ Il bavarde peu, il faut venir vers lui pour obtenir une parole. Lorsqu’il se sent en confiance pourtant, il peut être d’une grande écoute et de très bon conseil. C’est sa jeunesse, sa candeur qu’il a perdue trop tôt qui lui donnent cette manière si étrange de se comporter avec les autres. Il est aussi pratiquement incapable de le faire sourire. C’est comme ça. S’il ne sourit pas, ce n’est pas qu’il ne vous aime pas. C’est juste qu’il ne sourit pas, naturellement, c’est comme ça. Y’a bien deux trois exceptions. En revanche, on peut trouver dans son regard une certaine douceur. Huit ≈ Il est extrêmement cynique. Si vous osez faire un commentaire sur son père ou sa mère vous ne vous y reprendrez pas à deux fois. Il est capable de devenir extrêmement méchant quand on le provoque, et s’il se prend une remarque à l’arrière du crâne, soyez sûr qu’il répliquera, et pas de la manière la plus douce qui soit. Neuf ≈ C’est un indécrottable optimiste. Il est certain que la guerre avec les juifs sera un jour finie, que son père porté disparu depuis la guerre reviendra, que les amants se retrouveront à la fin du monde. C’est sa manière d’encaisser le monde d’adulte qu’on lui a mis entre les mains alors qu’il était encore tout jeune. Trop jeune. Il ne fait que ça, encaisser après tout. Alors qu’on ne lui enlève pas les résidus de candeur qu’il lui reste. Dix ≈ Concrètement, ce qu’il aime le plus au monde, c’est le saumon. Sous toutes ses formes, de toutes les manières possibles. Mais bon, soyons réalistes, le saumon, quand on a dix-huit ans et qu’on a à peine de quoi se payer une chambre de bonne, c’est pas vraiment chose la plus simple à trouver sur terre. . Onze ≈ ce gosse est la discrétion incarnée. Lorsqu’il effectue des missions, il a toujours sa casquette vissée sur le front, la tête baissée et la démarche nonchalante, et surtout insonore. Il n’est pas immense, il n’est pas petit, 1m75 tout est relatif, il a l’allure longiligne de ceux qui se font invisible. Les mains dans les poches, une clope au bec, et il marche de la manière la plus discrète possible, sans que personne ne puisse voir son regard. C’est son père  qui lui a appris qu’être discret pouvait sauver une vie.



Solosand, Aude, 18 ans

T'es arrivé ici comment ? ≈ bah à la base c’était bazzart, et ensuite j’suis restée en contact avec bébé laura et … et après je sais plus comment mais j'me suis retrouvée dans le staff  :hm:  vague mystère  :hm:  :hm:  Tu penses quoi de ce joyeux bordel ? ≈  :plz:  :plz:  :plz:  :plz:  :plz:  :plz:   :fire:  :fire: Un truc à nous dire ? Une petite cassdédi ? ≈ CASS DEDI A EOIN ça me semble bien héhéhéhé ET PIS CHRIS BEBE MEME SI T AIMES PAS LES PASTAS TSSS, et aussi, je suis en internat donc connexion un peu limitée, et surtout le bac qui arrive fin bref, à partir de juillet je serais on fire ! par contre après les vacances … ce sera tandax mais on y arrivera héhé Le mot magique pour passer ≈ ici, c'est dans le règlement coco.


≈ L'ENFER C'EST LES AUTRES ≈


_________________
FALLING SLOWLY, EYES THAT KNOW ME.
I wanted to live deep and suck out all the marrow of life. To put to rout all that was not life; and not, when I had come to die, discover that I had not lived.


Dernière édition par Raffaele Riva le Mer 20 Mai - 13:46, édité 4 fois
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≈ ARRIVÉE : 14/05/2015
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MessageSujet: Re: Raffaele - Close your eyes. Think of something nice.   Jeu 14 Mai - 23:29



The story of a guy who wanted to be kissed.



Histoire


Chapitre I Novembre 1911 :


« BON LES MECS FERMEZ VOS GUEULES MAINTENANT, C’EST A MON FILS DE JOUER ! »
De ses mains de colosse italien, Marcello Riva enserre la taille de son fils, léger  à peu près comme une plume, puis le hisse en haut d’une table. Les deux petits pieds de Raffaele atterrissent sur cette scène improvisée. Il a le violon dans une main, l’archet dans l’autre. Il est pas si petit, mais un peu quand même. C’est la table qui lui donne de la hauteur. Il est content, il a un léger sourire d’enfant sur le visage. Les gueules se taisent, l’italien s’éteint, et on entend aux alentours, quelques chuchotements. Son père qui en jette un peu. Même Amos se tait et l’observe. Le gosse le regarde droit dans les yeux, soutient son regard. Y’a qu’à cet âge là qu’on a le cran de faire ce genre de trucs. Puis il se racle la gorge et lance, d’une voix forte :
«Ôde au printemps, de George … »
Ah merde c’est de qui déjà ?
« Minesi. »
Son père lui souffle, le plus discrètement possible. Les bouclettes blondes du gosse lui tombent devant les yeux, tandis qu’il reprend contenance. Sourire, lumière.
«Minesi. »
Le pub est silencieux. Pour une fois. Il pose l’instrument sur son épaule, son menton contre, puis son archet.
Il prend son élan, sa respiration, son envol, et s’envole. Ce n’est pas parfait, ce n’est pas toujours juste, c’est pas ce qu’on demande à un moment de dix piges. Les notes s’enchainent, plus ou moins bien ou rapidement, des fois il hésite, mais personne ne juge, personne ne parle, tout le monde écoute. Il capte le regard d’Amos dans un coin, encore, qui sourit, un peu de fierté dans les yeux. Alors ça donne envie à ce gosse de se donner, un peu plus, et il s’élance, et le rythme s’accélère, les notes s’enchainent, s’empilent et s’élance, et c’est doux, joyeux, y’a l’âme d’un môme qui se donne du mal la dedans.
Puis il s’arrête. Y’a un petit temps, et ensuite, des applaudissements, des vivas, des bravo, des sifflements aussi. Le sourire de Raffaele s’élargit, de plus en plus, de plus en plus fort. Il sent des frissons dans sa colonne vertébrale et de la joie qui remplit son cœur. Et on crie, depuis le bar :
« JOYEUX ANNIVERSAIRE MON CHERI ! »
C’est sa mère, la barmaid. Et elle hurle, à travers le pub  des silver snakes. Ils ne sont pas au complet ce soir, évidemment. Mais ils sont beaucoup. Et une bonne partie entame un joyeux anniversaire. Le sourire sur le visage du gosse ne pourrait pas être plus grand. Il a le cœur qui bat à la chamade, les yeux qui brillent, les joues qui prennent cette teinte rosée de la joie, de la chaleur. Il est pleinement heureux. Il tient fermement son violon d’une main, et son archet de l’autre. Toujours debout sur la table. Et les notes résonnent dans le bar, donnent à ce bar une teinte joyeuse. Y’a des rires d’homme, qui sont tonitruants, et c’est parfait, comme ça il n’entend pas la pluie dehors, qui bat les carreaux. C’est l’automne. Les enfants nés l’automne, on dit qu’ils ne sont pas souriants, qu’ils ne sont pas joyeux, qu’ils sont ternes comme le temps pluvieux. C’est faux, lui il n’est pas comme ça. Il sourit, plus grand que n’importe qui, il rit, plus fort que le plus drôle des hommes. Il descend de la table en sautillant.
Son père le prend dans ses bras. Il le félicite, lui glisse des mots dans cette belle langue, au coin de l’oreille.


Chapitre II, Janvier 1915 :


Lorsqu’il pousse la porte de l’appartement, il ne voit pas son père assis sur une chaise de la cuisine. Et ça, c’est pas normal. Raff fronce les sourcils. Il pose sa casquette sur la table, ainsi que son flingue, retire son manteau et se dirige vers la chambre. Son père est là,il le voit par la porte entr’baillée de la chambre, assis sur le lit. Il ne l’a pas vu assis sur le lit depuis … depuis des années. En temps normal il s’allonge. Il tient une feuille à la main, là.
« Papa ? »
Il relève la tête, comme sorti de sa torpeur. Raff fronce les sourcils. Ce n’est pas son genre de se laisser surprendre. Alors, rapidement, le gosse entre dans la chambre, poussant la porte déjà bien ouverte, avant de se placer en face de son père. Il regarde la feuille.
« C’est quoi ? »
Pas de réponse. Son père garde la tête baissée. Ca ne  le rassure pas. Il n’y a rien pour le rassurer. Il sent la panique qui envahit ses membres, il sent ses membres qui se décomposent, à mesure qu’il commence à comprendre …
A mesure qu’il envisage.
Il attrape la feuille, sans demander l’autorisation de son père, amorphe, qui lève le regard vers son fils. Un regard dur, et quelque peu terrifié. Les yeux de Raff parcourent la lettre, rapidement, à une vitesse folle. Les mots défilent. Ils prennent sens. Il se maudit d’avoir appris à lire. Il comprend. Il reste dans le déni, un long moment, la parcourant encore et encore, et encore, pour être … Pour ne pas être sûr. Pourtant ça tombe, rapidement.
Et lorsqu’il baisse la lettre et qu’il regarde son père, il s’aperçoit que son cœur bat à la chamade. Que la panique a pris possession de ses membres, de son regard. De sa voix lorsqu’il lâche :
« J’ai pas envie qu’tu t’en ailles. »
Raff pleure pas, mais il jurerait que si seulement c’était pas son père devant lui, il se serait écroulé depuis bien longtemps. Les larmes ont envie de couler, à toute vitesse sur son visage, comme pour l’aider à capter, comme pour l’aider à encaisser. Encaisser.
Encaisser, il a l’impression de faire que ça.
Il a la voix rauque, Raff, et il comprend qu’une boule a pris place dans la gorge de son père. Il veut pas qu’il s’en aille. Il veut pas le voir partir. Il veut pas entendre la porte qui claque. Il veut pas se retrouver définitivement tout seul. Il veut pas, il veut rester avec lui. C’est trop demandé ? C’est trop demandé, quand on a seize ans, de vouloir que son père reste avec soi ? C’est vraiment la mer à boire ? La mâchoire de Raff tremble, ses membres se tétanisent, il ose à peine bouger, de peur de faire tomber cet équilibre. Il aime son père, de tout son cœur. Il a pas envie de le perdre. Il a pas …
Il a juste pas envie que tout se brise, encore une fois. Qu’il fuit, à la manière de sa mère, et qu’à la place d’une présence réconfortante, il ne reste plus à Raffaele, que ses espoirs deçus. Ses espoirs qui ne rimeront plus à rien quand il se retrouvera encore une fois, seul. Il secoue la tête. Les mots dépassent sa pensée.
« M’fais pas l’même coup que maman … »
Son père se lève, et se place en face de lui. Il a l’air désemparé, désespéré. Il est plus grand, d’une vingtaine de centimètres. Il a les cheveux bruns, la carrure élancée. La tristesse dans tous les membres de son corps.
Et finalement Raff craque. Il baisse la tête, et éclate en sanglots.
Son père le prend dans ses bras, sans réfléchir, vient lui offrir sa présence réconfortante, dans une étreinte qui semblerait presque logique. Et Raffaele vient pleurer, pleurer toutes les larmes de son corps contre la chemise de son père. Il le serre aussi fort que son père. Il voudrait lui hurler de ne pas le laisser encore une fois. Il veut pas, il pourrait le répéter des millions de fois que ce ne serait pas entendu, et c’est son impuissance qui lui fait perdre pied. Il murmure, contre sa chemise, des mots qui n’ont pas le moindre sens. Quelque chose comme, me laisse pas, j’t’en supplie. Qu’il répète encore et encore. Il sent son père, qui pleure lui aussi. Il n’y arrive pas, il n’ arrive tout simplement pas. Et il ne veut même pas y arriver. Il ne veut pas que tout change.


Chapitre III, Novembre 1918 :

« Ta mère était… une catin… tu l’sais ç… ça ? »
Il secoue la tête, pensif. Le torchon est pose sur son épaule,  il l’attrape après avoir fini de désosser son flingue, et commence à frotter chaque pièce. Il a l’air concentré, il a l’air de se foutre royalement de ce que peuvent raconter les deux hommes en face de lui. Ils sont bourrés. Raffaele  a un crayon planqué derrière l’oreille. En réalité c’est juste une minute de plomb, mais elle est toujours planquée derrière son oreille. D’aucun disent que c’est pour compter les livraisons, qu’il se sentirait affreusement mal sans la mine de plomb qui colore son oreille de noir. C’est vrai qu’il a toujours ce carnet calé dans la poche intérieur de son veston, ce carnet qui ne le quitte jamais, carnet qui serait inutile s’il n’avait pas l’occasion de le remplir à l’aide de la mine de plomb. Simple question de logique. Raff est un type logique. D’autres disent que sans ce carnet, il perdrait son job. Ils ont sans doute raison sur les deux points. Mais présentement, il astique son revolver, soigneusement. Il déteste le voir encrassé. Alors il continue de le frotter assidûment. Il secoue encore la tête alors que l’ami du premier mec parle, d’une voix mal assurée :
« Comment t’peux … s …savoir qu’c’était pas une catin hein ? Hein ? T’la … connaissais mêêême pas …  Il … ‘tain les gosses sont connnnns d’nos jouuuuurs. »
Raffaele secoue la tête encore, repose les différents éléments du flingue sur la table, puis sort son carnet et note quelque chose dessus. Quelqu’un a essayé de lui prendre une fois. Une fois. Pas deux . Toute sa vie dedans, on vous l’a déjà dit. Le pub est plein à craquer de silver snakes. Ca empeste l’italien, ça roule les R dans tous les coins. Et ça pue la bière italienne. Bien sûr que ça existe. Le gosse regarde pas le mec, écoute pas la sonorité du Sud, reste concentré sur son écriture. Rien à battre. Il cale la mine de plomb derrière son oreille, avant de reprendre, vaguement :
« Je l’sais, c’est tout. »
Il a cette manière d’avaler les syllabes le petit Riva, ça lui colle à la peau, il arrive pas à s’en débarrasser. Pourtant Dieu sait qu’il essaie. Il continue de passer le chiffon contre les engrenages. Vaguement attentif à la conversation que les deux hommes, ivres, lui lancent. Ils rient. Raffaele, ça le fait pas rire. Du tout. Ca l’énerve pas non plus. Il connaissait pas assez sa mère pour la défendre bec et ongles. C’est vrai qu’il se souvient pas vraiment d’elle. Mais bon.
« Raconte pas … d’conneries, c’était une putain voilalalala… et t’sais qu’la moitié des mecs de c’bar se… l’ont fait dans l’ar… rière boutique. »
De nouveau, éclat de rire. Raf redresse la tête, observant vaguement le bar. Ca va faire sept ans qu’il n’a pas de nouvelle de sa mère. Il se souvient plus d’elle, mais il s’en fout un peu concrètement. Elle bossait là, dans le bar, mais … C’est ce qu’on a bien voulu lui dire. Du reste, c’était apparemment une pute. Il le croit pas. Alors, il reprend :
« Si elle était vraiment comme ça, pourquoi mon père l’a pas quittée ? »
Et bam. Ils se regardent tous les deux et ils bafouillent un truc, nuancé par l’alcool, tandis que mentalement, Raf sent cette petite voix murmurer : « allez salut, retournez pleurer sous les jupes de vos mères. » Les explications des types qui suivent sont vagues. Le gosse les regarde. Est-ce qu’à dix-sept ans on est un gosse ? Bof. Dehors il neige. C’est l’hiver qui arrive en avance. Et les deux mecs devant lui, ils reviennent du front. Ils sont en vie. Ils oseront pas dire qu’ils sont choqués. Ils oseront rien dire. Raf les regarde. Il veut revoir son père. Il devrait déjà être rentré, il a juste du retard. Marcello Riva a toujours du retard. Pourtant les gens l’attendent encore, c’est son boulot ici, contrebandier. On l’attend encore, Raf l’attend. Les mecs continuent de parler, ils lui posent des questions. Mais il s’en fout, alors il remet son flingue en place, récupère sa casquette, puis, la visse au sommet de son crâne, parce qu’on lui fait signe, plus loin.
C’est Amos qui lui fait comprendre de le suivre dans une des salles privées du pub. Il s’exécute, comme d’habitude. Le chef ouvre la porte, laisse entrer Raff, qui, intimidé, ne s’assoit pas. Amos a encore des blessures de guerres sur le corps, et un visage meurtri. Pourtant il tient sur ses deux jambes. Raff le regarde du coin de l’œil, toujours impressionné par l’aura de ce personnage. Il n’est qu’un gosse, et lui c’est … C’est autre chose. Sur une autre planète. Raff garde les mains dans les poches, et la tête baissée. Avec sa casquette qui lui barre le visage, on peut à peine voir ses yeux. C’est fait exprès. La discrétion.
Il sourit moins qu’avant, pense sans doute Amos.
« Tu sais pourquoi tu es là ? »
Raff fait non de la tête, en jetant un coup d’œil à son chef. Il se mord la lèvre, nerveusement. Son cœur bat à la chamade. Il veut pas savoir, nuance. Déjà Amos reprend, sans se laisser démonter :
« Je devais te le dire, Marcello il… »
Raff redresse le regard. Il le fixe, droit dans les yeux, et le supplie de ne rien dire, d’un simple coup d’oeil. Quelque chose se bloque au fond de sa gorge, de son cœur. Ca se détraque, doucement, et comme son cœur est une horloge, la mécanique se casse. Sa mâchoire tremble. Il a pas envie d’entendre.
Il a pas envie d’entendre que son père est mort dans une guerre dont il avait rien à foutre. Alors quelques mots viennent sortir de sa gorge, alors que le silence s’éternise, que la malaise d’Amos se fait plus grand :
« Ne … »
Sa voix se brise dans ses cordes vocales. Il a envie de pleurer. Il va pas pleurer. Pas devant Amos. Impensable. Il le fixe, il a les membres qui tremblent, les doigts secoués de spasmes. Il finit.
« Ne me dis pas … qu’il est mort. »
Ne me dis pas qu’il est mort, que ma mère est morte, que lui ne servait à rien dans ce gang, que elle, était rien d’autre qu’une putain. Dis pas ça …
Amos répond, sans se laisser démonter. Jamais.
« Il a disparu. »
Vaguement, le cœur de Raff perd de son poids. Sa gorge laisse passer de l’air. Et le chef reprend, avec un air désespéré :
« On … on a pas de nouvelles, on a pas retrouvé de corps, on sait pas si il est vivant mais … »
« Stop. »
Il ne veut pas en entendre plus. Il n’a pas besoin d’en entendre plus, il va  bien comme ça, ça va parfaitement bien comme ça, et son corps sent une sorte de libération. Il regarde Amos, qui a sur le visage cette expression indescriptible. Un  truc vaguement désespéré. Et fatigué aussi, las, par la guerre, par les répercussions. Il comprend que ça ne sert à rien d’enlever son père à un enfant qui a encore un peu d’espoir. Alors Amos pousse un long soupir. D’un geste de la main, il finit.
« Tu peux y aller. »

Chapitre IV, Décembre 1918 :


Le nouvel an 1919. Il est bientôt minuit, dans tous les coins on s’apprête à fêter la nouvelle année. Peaceful. On ne refera pas une blague pareille à quelqu’un. Raf, il y croit pas. Il est censé être optimiste, mais là, non vraiment, il y croit pas. Fait vraiment sombre. Il passe derrière le comptoir dans l’arrière boutique et récupère le colis à filer à un des silver snakes qui part ce soir pour Londres, qui attend à l’autre bout de la ville. La barmaid lui ouvre la porte. Il récupère la lettre et les des paquets de minutions, il les fourre dans ses poches intérieur, aux côtés de son bouquin en cours de lecture et de son carnet. Puis il ressort.
« Bonne année ! »
Raf sourit pas. On lui dit souvent que c’est triste pour un gosse de pas sourire, il répond qu’à dix-sept ans, il est plus un gosse. Il fait un vague signe de la main  à la barmaid, puis ramasse son manteau à l’entrée, et l’enfile, en sortant.
Il se met à neiger, dans Birmingham. Il s’allume une clope, de mauvaise qualité. Il connait les techniques, c’est son père qui lui a appris. Baisser la tête, de regarder ses pieds, avoir l’air innocent, toujours des pièces d’identité à présenter aux flics. C’est l’attitude qui compte. Que la visière de la casquette cache toujours le regard. Le regard, ça montre aux gens qui tu es. Ne leur montre pas qui tu es. Tu te fondras dans la foule. Tu te fondras dans la plus danse des masses, parmi les plus étranges des étrangers. Un homme invisible. Il a froid, si froid. La neige tombe sur ses épaules. Il imagine son père se réchauffer auprès d’une française, lui chanter des berceuses en italiens. Il sourit pas. Pour un gosse, souviens toi, tu souris pas des masses. Alors il essaye, mais ça lui semble presque incongru. Il avance, dans les rues de Birmingham. Qui sont animées. Tout est toujours animé le soir de la saint Sylvestre. Il ne relève pas les yeux pour autant. Dans son champs de vision, il voit passer des filles de joies, des bookmaker, des négociateurs, des ouvriers, des bolchéviques, des américaines, des américains, des italiens et des italiennes, des juifs et des juives, de tout de rien, et beaucoup sont ivres.
Dans une ruelle, il croit ce mec, Eoin. Bambino, en train dé détrousser un pauv’ mec à terre qu’a rien demandé. Raf s’arrête. Il regarde la scène de loin. Mais il ne compte pas le laisser faire. Il met deux doigts dans sa bouche et siffle, attirant l’attention de la boule de bouclettes brune. Qui relève la tête, cherchant d’où vient le sifflement. Cette fois, Raffaele sourit vraiment. Avant d’hurler, assez fort pour réveiller le pauvre mec aux pieds de l’autre gosse :
« EH BAMBINO ! BONNE ANNEE, BONNE SANTE TOUT CA, ET BONNE CHANCE EN AFFAIRE ! »
C’est l’accent qui le trahit, tout le temps, et il adore ça, au moins il est reconnaissable. Eoin braque son regard noir, de félin sur le Raf. Et celui-ci jurerait que si les yeux pouvaient tuer, il serait déjà mort. Déjà, le poivrot se réveille, aux pieds d’Eoin. Et il commence à gueuler des trucs dans une langue inconnue, vague, à vouloir frapper le gosse. Raff sent d’ici la rage d’Eoin, qui est à présent incapable de chourer le porte-feuille. Et déjà, l’italien reprend :
« MEME SI POUR CA, C’EST MAL PARTI. »
Bambino parvient à se séparer de l’emprise du poivrot, et déjà il court, la rage aux dents, en direction de Raff tout en tirant son flingue. Il marmonne sans doute des trucs dans sa barbe, mais trop tard, il a beau tiré son revolver, Raf est déjà en train de filer  à toute allure vers le port, et tant pis pour la discrétion. C’est pas de si bonne guerre vous savez. C’est vraiment mesquin. Il fait pas ça pour l’enquiquiner, il fait ça pour l’emmerder, profondément, pour enrailler son boulot. C’est physique, il déteste ce gosse. Les plus belles, de guerres, sont celles entre les enfants. Mais ils ont passé l’âge d’être des gosses maintenant. On est plus un gosse quand on a un flingue à sa ceinture et qu’on le pointe sur un autre type. Alors, Raf s’en va, court, le sème, parce que le bambino a sans doute mieux à faire que de courser un pauvre coursier toute la nuit. L’italien fuit, fier de sa réussite. Y’a sans doute pas de quoi. Il s’en fout, ça fait partie des joies de la vie. Il perd son sourire. Comme si celui-ci coulait un peu trop facilement.
Il travers la ville, encore un long moment, rencontrer certaines personnes dans la ville, qu’il salue. Son père, un grand homme sociable, qui lui a laissé bien des contacts. Que personne ne s’avise jamais de parle de lui au passé. Il jure qu’il cela lui donnerait des envies de meurtre. Rapidement, il arrive sur le port. C’est un silver snakes qui s’en va, avis de recherche, déserteur, tout en grandes pompes. On lui file des infos, une adresse en Amérique, des munitions. Raf passe tout ça à l’homme, qui sourit en lisant la lettre d’Amos. Il a l’air ému, touché. Le coursier ne le regarde que d’un œil distrait, le regard toujours baissé. Il sait se faire discret, transparent même. Il attend, les mains dans les poches, en observant avec un émerveillement certain, la buée sortir de sa bouche. Pour un peu, si ce n’était pas totalement déplacé et très con, très niais, il demanderait bien à ce type s’il sait pourquoi, quand on a froid, on fait de la buée. Le type en question finit par lâcher, doucement, ému :
« Tu … tu oublieras pas de le remercier hein ? »
Raf ne sourit pas, mais son regard devient plus chaleureux, presque espiègle. Il tire la mine de carbone de son oreille. Il y a toujours un bout de sa casquette, là où bute la mine, qui est noir. C’est comme ça qu’on la reconnait. Il écrit consciencieusement, minutieusement. Il n’a pas une excellente mémoire. Il la travaille. Puis il referme son carnet et le range, reportant son regard sur le déserteur. Il répond, avec un rictus :
« Evidemment qu’t’oublieras pas … »



≈ L'ENFER C'EST LES AUTRES ≈


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I wanted to live deep and suck out all the marrow of life. To put to rout all that was not life; and not, when I had come to die, discover that I had not lived.


Dernière édition par Raffaele Riva le Mer 20 Mai - 13:48, édité 2 fois
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≈ AVATAR : david mazouz.
≈ ÂGE : 15 ans.
≈ MÉTIER : pickpocket au service des peaky, petite frappe, raclure, ordure, les surnoms sont divers et variés.
≈ DES ARMES ? : un revolver, quant au modèle il en sait foutrement rien.
≈ GANG : il y pensait pas grand-chose avant d'en intégrer un, depuis il s'y sent bien, poisson dans l'eau il souhaite pas se tirer de sa grande famille de bookmakers. De toute façon, il a signé le contrat, il peut plus faire machine arrière, il est des Peaky jusqu'à sa mort.



MessageSujet: Re: Raffaele - Close your eyes. Think of something nice.   Ven 15 Mai - 3:55

J'VEUX PAPA RIVA.
J'VEUX PAPA RIVA. JE. VEUX.
PAPA. RIVA.  :kyu:  :beuh:  :plz:
(#love #tébo #jtmpas  :smoke:)

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≈ MÉTIER : Coursier pour les serpents italiens
≈ DES ARMES ? : un revolver planqué dans la ceinture. une mite de plomb coincée contre l'oreille. un carnet entre son coeur et sa chemise.
≈ GANG : Silver Snakes



MessageSujet: Re: Raffaele - Close your eyes. Think of something nice.   Ven 15 Mai - 10:30

Arrête de faire ton fragile putain, SOIS UN HOMME MERDE :fire: :fire: :fire: :fire: :fire: :fire:

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MessageSujet: Re: Raffaele - Close your eyes. Think of something nice.   Sam 16 Mai - 14:25

P'TIT UN : je t'emmerde. :fuck:
P'TIT DEUX : TU PEUX PARLER L'IMBERBE. :beuh:

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MessageSujet: Re: Raffaele - Close your eyes. Think of something nice.   Sam 16 Mai - 15:34

PETIT 3 : FTG T'ES QUI POUR ME PARLER COMME CA ?? HEIN ?? HEIN J'T'ATTENDS VAS-Y !! :was: :was: :was: :was:

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MessageSujet: Re: Raffaele - Close your eyes. Think of something nice.   Sam 16 Mai - 15:39

Ta libido. :gnih: :mih: :perv: :ivil:
(#eoin'sout)

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MessageSujet: Re: Raffaele - Close your eyes. Think of something nice.   Sam 16 Mai - 15:56

*a fait "PUTAIN LE SALE GOSSE" irl*

VIENS ICI QUE JTE FRAPPE :was: :was: :was: :was:

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