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Bienvenue sur LECLA l'affreux. :gangster: :chris: :gnih:


Un topic des RPs libres a été mis en place ici ! Allez j'ter un oeil. :hin:
Nous attendons avec impatience nos bébés prédéfinis, ils sont coolish vous verrez ! :ivil: :raff:



C'est la dèche chez les Muffled Necks essayez de renflouer un peu leurs rangs. :chica: :ivil:


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 samuel ≈ le désir est notre seule motivation pour avancer au milieu de toutes ces horreurs.

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Les rois du royaume branlant

≈ ARRIVÉE : 05/04/2015
≈ IMPACTS : 222

≈ UN AUTRE : eoin murdock, l'emmerdeur de service.
≈ AVATAR : cillian murphy.
≈ ÂGE : 35 plaies infectées.
≈ MÉTIER : pilier de bar, alcoolique notoire et outre ces rangs foireux, il est ouvrier dans une usine de construction de bagnoles.
≈ DES ARMES ? : un mk4 reçu il sait même plus comment, ça peut toujours servir.
≈ GANG : il est pas pour, il est pas contre, disons qu'il profite plutôt de leur système - très bien même, surtout du côté des Muffled.



MessageSujet: samuel ≈ le désir est notre seule motivation pour avancer au milieu de toutes ces horreurs.   Mar 7 Avr - 19:45



I believe there is a another world waiting for us

≈ Thème du personnage ≈

Nom ≈ Hancock, qu'il a toujours profondément peu apprécié. Il saurait pas dire pourquoi, peut-être parce que ça sonne étrange, que ça s'accorde pas avec son prénom ou parce que c'est un peu la malédiction des travailleurs acharnés ; tout cas, moins il l'entend, mieux il se porte. Prénom(s) ≈ Samuel, uniquement Samuel, comme le père fondateur des Etats-Unis. Faut croire que le sien de géniteur était pas spécialement inspiré par son propre pays, qu'il a préféré voir ailleurs pour trouver mieux. C'est Samuel, ou Sam le plus clair du temps, à la convenance de qui veut bien encore l'appeler par son prénom. Âge ≈ 35 ans qu'il essaie de profiter de son existence trop courte, même si parfois il se demande ce qu'il fout ici. Depuis qu'il est rentré de la guerre de toute façon les saveurs sont différentes, même s'il se voile ouvertement la face. Origine(s) ≈ britannique côté père, le même du côté de la mère, après il a pas cherché bien loin - s'il a du sang de viking, tant mieux, pour le peu que ça l'intéresse de toute manière. Date de naissance ≈ ici. Lieu de naissance ≈ Birmingham, et il y crèvera sans aucun doute. Religion ≈ catholique oui, pratiquant ça reste à voir. Classe sociale ≈ faut pas se leurrer, si son père avait pas de fortune, la chance allait certainement pas tourner du côté de sa descendance. Il vaut pas mieux que lui, ceci dit, il s'en porte plutôt bien, puis les courbatures et la paie minable on s'y fait ; pauvre des poches, il l'est pas pour autant d'esprit. Statut marital ≈ il papillonne, qui voudrait d'un parti comme lui de toute façon ? Il doit bien avoir eu un ou deux bâtards à cause de ses aventures, du reste il n'a pas encore trouvé avec qui partager son quotidien - et plus il vieillit, plus il doute de trouver un jour son âme soeur. Orientation sexuelle ≈ à la réalité, il ne s'est jamais vraiment posé la question. Il peut trouver un homme autant attirant qu'une femme, alors soit, lui le supporte - de toute façon il est comme ça, à quoi bon se flageller ? - et le cache aux yeux de l'univers, ce serait triste quand même qu'il se fasse émasculer en pleine place publique pour avoir reluqué un de ses pairs. Métier ≈ il est le bon petit ouvrier qui se lève à heure fixe et se barre aussi de la même manière, rien de bien folichon, de quoi avoir foutrement mal au dos surtout à cause des charges qu'il porte. Un boulot de dur labeur puisqu'il bosse dans (usine de jesaispasquoiencore), néanmoins tenant le chef des Muffled Necks entre ses filets, il lui soutire très souvent de l'argent, juste de quoi alourdir sa poche un peu plus et se faire plaisir parfois - le whisky ça coûte cher quand on veut du bon ! De fait, il n'a pas non plus une épée de Damoclès au-dessus de sa tête, puisqu'il sait quelque chose concernant Evan qui pourrait ruiner sa carrière et le pousser vers la honte ainsi que le passage à tabac. Traits de caractère ≈ souriant, illusionné, bavard, expressif, tactile, borné, inconscient - du moins depuis la guerre -, optimiste indécrottable - de quoi bien vous énerver -, profiteur, à l'écoute, nonchalant, m'enfoutiste, revanchard, loyal, curieux, divertissant, imaginatif, franc, à peine vulgaire. Groupe ≈ La main gantée, parce que même s'il arnaque, il reste un personnage du peuple un peu emblématique, le pilier de bar qui ambiance. Avatar ≈ Cillian BIGBLUEYES Murphy. Crédits ≈ chevalisse, ici.


Samuel Hancock


Un ≈ contre toute attente - et malgré les apparences - Hancock premier du nom adore s'instruire. Tant par le biais des livres qu'en écoutant un vieillard raconter sa vie, il a l'écoute facile et se nourrit des expériences du monde pour se forger. D'une curiosité insatiable et sujet à des questions existentielles, il aime changer d'avis, le modeler même s'il sait qu'à certaines questions il n'aura que très peu de réponses ; de fait, il prendra toujours plaisir à écouter un débat qui l'intéresse ainsi qu'une bonne histoire autour d'un verre. Deux ≈ l'oncle Sam il a des talents cachés, alors ça personne pourrait se douter qu'il a un don tout particulier pour la danse. Alors non, il enflamme pas non plus les parquets quand il pose ses pieds sur terre, n'empêche qu'il se défend vachement bien et qu'il connaît quelques bases en claquettes irlandaises. Et du coup, imaginez seulement ce que ça peut donner quand il a un verre dans le pif ; un spectacle dont on ne se lasse jamais, il fait preuve d'une sacrée souplesse et d'une précision déconcertante. Y'a que les cons pour s'en sortir dignement y paraît ! Trois ≈ Samuel c'est un peu une condensation de toutes les tares du monde en un seul être, il boit et en plus il fume ! Ah ça, on le verra rarement sans une clope au bec, surtout qu'il essaie de réduire depuis nouvel an - mais ça se sait qu'une promesse c'est du flan, surtout en ce qui le concerne. Cinq ≈ La guerre a pas été si vilaine envers lui, bien au contraire. Si certains se sont fait arracher la gueule par des bombes ou encore une jambe, Samuel s'en est plutôt bien sorti et il en a juste gardé une pauvre cicatrice dans le bas du dos, quelques unes sur les bras mais si légères qu'elles se font rapidement oublier. Six ≈ ses deux gros points faibles concernant l'aisance ? Sa tignasse et son cou, rien de plus, rien de moins, pour avoir un aîné Hancock à ses pieds il faut juste trouver les endroits sujets à le faire ronronner et ces deux-là ont le mérite de le foutre les quatre fers en l'air. Sept ≈ l'ouvrier est pas bien compliqué en matière de bouffe - faut dire que son salaire lui permet pas de faire la fine bouche - par contre, si on veut vraiment lui faire plaisir et le rendre aussi gamin qu'il ne l'est déjà ; faut lui offrir une tarte tatin. L'association pomme doublée de la cannelle ça le fait saliver autant qu'une bonne bouteille et c'est bien connu qu'il faut bien nourrir son homme. Huit ≈ il a beau être adulte, ça l'empêche pas de rêver, il a fait la guerre, ça l'empêche pas pour autant d'espérer. Pour être un foutu optimiste, ça, Sam il l'a toujours été et depuis sa plus tendre enfance, un grand marmot dans un corps d'homme comme on peut en voir rarement. En fait, ça lui va si bien que depuis qu'il est rentré du front il est touché par l'inconscience, le manque de notion, la débilité des poupons ; et sans étonnement ça lui attire des problèmes. C'est dans le sang faut croire, et si des années auparavant c'était que des petites bagarres, là ça pourrait se finir avec une balle entre les deux orbites. Neuf ≈ y'a un chat des fois qui squatte son appartement, un vieux chat de gouttière qu'a perdu des touffes à gauche et à droite, qu'a une oreille à moitié rongée ; n'empêche que le bougre d'animal il arrive à survivre. Il lui a pas donné de prénom, il considère que ça sert à rien surtout que cet ingrat il vient que quand il crève de faim, alors ça reste le chat, un compagnon attachant au final. Dix ≈ si y'a un truc auquel il tient le plus, ça doit bien être sa montre à gousset. Oh, elle a rien de spécial, elle brille pas autant que celle d'un riche gentilhomme, pourtant elle vaut ce qu'elle vaut ; il a pu se la payer grâce à son premier mois de boulot à l'usine alors qu'il venait d'apprendre comment bien se baisser pour pas se péter le dos. Cet objet il en a vu des choses et reste toujours dans la poche du Hancock premier du nom, elle lui rappelle à quel point le temps c'est aussi une histoire d'aiguilles et de chiffres.



elf, Laura, 19 ans

T'es arrivé ici comment ? ≈ longue histoire, un coup de tête complètement.  :mih:  :perv:  Tu penses quoi de ce joyeux bordel ? ≈ je l'aime bien, d'amour même un peu.  :string:  :frfr:  :meh:  Un truc à nous dire ? Une petite cassdédi ? ≈ en espérant qu'il tienne longtemps ce p'tit bb.  :smoke:  :charm:  :koeur: Le mot magique pour passer ≈ :charm:  :chou:  :laugh: DU RHUM DES FEMMES/DES HOMMES ET D'LA BIERE NOM DE DIEU.  :ivil:  :string:


≈ L'ENFER C'EST LES AUTRES ≈


_________________


et puis y'a Frida qu'est belle comme un soleil
« i know what most of you think of me, that i’m a thug, a smuggler, rebel. that i started all of this, asked for it, a drunk who never did anything with his life and has caused all this trouble for everybody. well, i’m here today to tell you… that you’re right. i am. i am all of those things, and more. »



Dernière édition par Samuel Hancock le Ven 24 Avr - 0:14, édité 16 fois
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≈ ARRIVÉE : 05/04/2015
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≈ UN AUTRE : eoin murdock, l'emmerdeur de service.
≈ AVATAR : cillian murphy.
≈ ÂGE : 35 plaies infectées.
≈ MÉTIER : pilier de bar, alcoolique notoire et outre ces rangs foireux, il est ouvrier dans une usine de construction de bagnoles.
≈ DES ARMES ? : un mk4 reçu il sait même plus comment, ça peut toujours servir.
≈ GANG : il est pas pour, il est pas contre, disons qu'il profite plutôt de leur système - très bien même, surtout du côté des Muffled.



MessageSujet: Re: samuel ≈ le désir est notre seule motivation pour avancer au milieu de toutes ces horreurs.   Mar 7 Avr - 19:50



La mort est une dame très séduisante



Histoire






Il est fatigué, fatigué l'oncle Sam. Comme s'il venait de courir d'une sortie de la ville à une autre, comme si c'était déjà sa fin alors que sa vie vient tout juste de commencer. Il a les muscles en compote, les doigts endoloris et des ecchymoses parcourent sa carcasse de vautour - c'est à force de se cogner, ça. Il bosse depuis déjà un mois, le fils Hancock, et pourtant c'est toujours la même rengaine, le merdier du manque d'expérience qui lui retombe sur un coin stratégique de la figure. Les joues creuses, sa mâchoire craquelle sous un bâillement qu'il ne cherche même plus à cacher sous cette lune dissimulée derrière les fumées d'usines. Il doit en prendre soin, de sa petite fratrie, il peut pas la laisser tomber et l'argent manque ces derniers temps, surtout depuis qu'ils savent qu'Eliott cherche la folie des grandeurs, qu'il veut plus que Birmingham. Ils sont pas assez bien pour lui, sûrement, il en sait rien et lui poser la question ça doit lui faire peur. Il veut pas être déçu, il veut pas avoir mal au coeur. Alors Samuel reste planté dans son silence de cimetière, il trace sa route sans broncher, tout en se demandant quand l'épée de Damoclès va lui tomber sur le crâne pour n'en faire qu'une tambouille nauséabonde. Une fois rentré chez lui, il s'accorde pas le bénéfice de la politesse, de toute manière c'est pas dans les habitudes familiales de se faire des câlins à la moindre occasion. Ils jouent plus en surface et s'ils ont pas envie, ça les concerne. Inspirant profondément, ses poumons toussent l'odeur alléchante de sa mère qui prépare de quoi grailler dans la cuisine pendant que son père lit le journal tout en fumant sa vieille pipe fissurée. Puis y'a l'aîné des trois gosses qui se rue dans la chambre, il se laisse tomber sur le pieu, lamentable et éclaté en morceaux. Enfin, il se permet de soupirer, de se dégager de tout air qui ferait rougir allègrement ses veines. Il doit les garder bleus, paraît que ça faisait bourge le siècle dernier. Un rire sec lui échappe, il se tourne et sur le dos il prend le plafond pour une nouvelle fascination. Il compte les petits points qu'il y voit, ou alors sont-ce ceux que ses iris dessinent par pure illusion ? Il sait pas, il s'en tape royalement et veut juste se fondre dans le matelas troué que lui sert de couche. Ils sont miteux, ils sont pourris les Hancock et jusqu'à la moelle. Y'en a juste une qui pourrait arriver à s'en séparer, elle, avec ses cheveux blonds qui tombent avec insolence sur ses épaules, elle et ses grands yeux bleus qui sont le point de ralliement entre les frères, elle et sa voix qui chante constamment. Il peut l'entendre marcher dans les couloirs de leur cocon, c'est même pas qu'elle sautille en plus, on dirait qu'elle danse, Wilhelmina, elle a cette même grâce dans les mouvements même si parfois elle se vautre tout aussi bien. Elle fera de grandes choses sa soeur, elle a encore le droit de rêver au même titre qu'Eliott le peut. Il lui arrive parfois de les envier, souvent en fait de se dire qu'ils ont pas cette vérité à embrasser chaque matin quand les rayons du soleil viennent caresser leurs paupières closes. Ils ont encore le temps. Pendant que lui il se le coltine en boulet de chair, il le traîne ce vieux morceau qu'arrête pas de grossir et de s'imbiber. N'empêche qu'il garde un peu de joie, une goutte de faux pour permettre aux autres de se heurter à la consécration d'un projet, d'une passion. Sur la sienne il a craché dessus depuis une éternité, c'était quoi déjà, d'ailleurs ? Réflexion intense, il trouve pas, ou alors croit mettre le doigt sur quelque chose. Sauf qu'on le bloque pour pas qu'il arrive au bout. « SAM ! » Bang bang. Bienvenue dans le monde réel.




Son prénom, on lui a donné en l'honneur du père fondateur des États-Unis. Son père devait se dire qu'après sa naissance, lui aussi il allait pouvoir faire quelque chose de grand de sa vie. Il est père fondateur de rien du tout, c'est que du chiqué, des conneries à grande échelle, parce qu'il est là avec ses compatriotes à se traîner dans la boue et même pas pour un morceau de pain rassis. C'est juste pour prouver que leur pays a la plus grande comparée à l'autre, c'est qu'un drame entre deux politiciens qui ont voulu jouer aux grands et qui ont oublié les fourmis qui traînent autour en faisant leur petit tas de sable. Pourtant, Samuel, il est pas mort, il est pas tombé, oh ça non, il est coriace le corniaud, même si ses repères se sont éclatés au même titre qu'une bouteille tombée sur le parquet poisseux d'une bicoque ancienne. Et c'est pas des fleurs qu'ils tiennent entre leurs doigts crevassés, c'est pas une pâquerette qui va cracher de la poussière féérique. C'est des armes, des fusils qui font toujours le même bruit quand ils tirent, les dégâts en revanche varient selon l'axe, ce que le maître a souhaité dans cette relation tout sauf saine. En plus, ils se pèlent le cul quand la nuit tombe, ils arrivent pas à se réchauffer si ce n'est dans leurs vieux vêtements troués. Ils font de la peine à voir, même un homme jeté à la rue serait mieux lotis qu'eux. Y'a la pluie, le vent, la faim surtout qui tiraille leurs estomacs qui crachent que de la bile à outrance quand ils flippent. Ils peuvent que se tapoter gentiment le dos en s'affirmant que ça ira. Alors que ça ira pas, pas pour tous du moins. Ils ont pas été logés à la même enseigne, les plus faibles sont bouffés pendant que les forts se dévorent, s'arrachent les tendons en admirant la boucherie face à eux. Il aurait pu le faire, Samuel, il aurait pu péter un boulon depuis le début de ce merdier. Il aurait pu, et il l'a pas fait, parce qu'il en a sauvé des gens, pas beaucoup, peut-être deux ou trois, n'empêche que ça reste suffisant pour qu'il se fasse pas éclater le cervelet par sa propre initiative. Il se déculpabilise comme il peut, la souffrance, faut qu'elle ait une logique, que ça retombe sur d'autres et que ça se canalise. Un moyen de se protéger, de croire que finalement ça en vaut la peine. uc.




uc.




C'est un fantôme, un spectre, un rien du tout. C'est un résidu de la société, un déchet de l'humanité. Caché derrière ses grandes fenêtres, il passe parfois devant et son regard fade transperce le sien. Il lui fait mal, mal parce que quelque chose est mort à l'intérieur, mal parce que c'est plut qu'un bout de viande qui se tire, qui s'enchaîne, se déchaîne. Ce prénom, il le connaît. C'est Doherty qu'a les cheveux mal coiffés et un talent bafoué qu'il dégage avec ses pinceaux sales d'une guerre à laquelle il a dû participer. Un gamin, un homme, un bambin ou encore un vieillard, il est ni l'un, ni l'autre. Il est pourtant là, faisant office de présence et quelque part embrume son horizon qui parfois se voulait meilleur d'un jour à un autre. Il l'a déjà vu, ce timbré, avec son flingue à la main vouloir se mettre une balle dans le crâne sans forcément y arriver. C'est toujours le même merdier, entre les dépressifs et les paranoïaques, il est tombé sur le milieu. Se demandant si oui ou non, non ou oui. Et Sam, foutu Sam il a débarqué alors qu'il recommençait son rituel macabre. Depuis, il arrive à le voir alors qu'il se doutait même pas de sa présence. Depuis il plisse les paupières et il attend devant sa porte en se demandant s'il a eu les couilles de le faire ou non. Parfois il s'inquiète, et souvent, souvent, il a trop bu pour pouvoir s'y éterniser. Il sait pas pourquoi ça lui fait ça, pourtant ça lui fait, une inquiétude exacerbée si bien qu'il voudrait se retrouver à ses côtés pour lui arracher son jouet des mains et lui faire bouffer. Trop jeune pour crever, ou alors il aurait probablement dû, mais alors dans ce cas au front, avec ses frères, ses amis, les inconnus qui se sont donnés dans un face à face qui concernait pas autant d'innocents. Il voudrait faire beaucoup Samuel, à la réalité, s'il réalisait une fois dans la journée ce qu'il voudrait faire ; il arriverait à changer l'humanité, les hommes dans toute leur bêtise. Il s'imposerait en tant que nouveau messie, un homme de Dieu aux principes simples qui sont la paix à deux balles et l'amour à gerber. Rien de bien affriolant. Or, lui, mis à part bien bouger ses jambes, emboîter un rouage dans un autre, fumer et boire ; il est capable de rien. Il se laisse porter par le vent, pendant que l'autre se prendre une rafale qui lui a déjà éclaté tout son bon sens. Du coup, ce qu'il fait, c'est qu'il a l'air encore plus ridicule qu'il ne l'est déjà. Il zieute ce bout de bois, cette porte qui pourrait renfermer son cadavre, il doute en se demandant s'il va pas regretter son geste. Il lui doit rien. Lui non plus, c'est que le voisin chiant qui tire la gueule jusqu'à se décocher la mâchoire sur la rue. Il devrait l'oublier. Il y arrive pas, il le hante, dans ses gestes, dans sa morbidité aussi. Il a arrêté de douter. Son poing s'écrase sur la surface dure, une fois, deux fois, puis trois. Il attend. Une seconde, deux secondes, trois secondes, arrivé à la dixième il se prépare à défoncer le coffre-fort pas si impénétrable que ça. Il fait rien, ça s'ouvre, ça grince. Il se permet de respirer, Hancock, de relâcher sa pression, sa peur, son flippe si prenant qu'il en a serré les poings. Christopher, à la bonne heure. Il le regarde. Ils se regardent, y'a rien à ajouter, ah si peut-être que si finalement. « Qu'est-c'que tu m'veux ? » L'air détendu, il l'agresse pas, il pourrait même jurer avoir croisé la naissance d'un pauvre rictus joyeux sur ses lippes sèches qui puent la cigarette. Il se prépare à rétorquer, à souffler sur le mystère plein. Il en fait rien, il hausse les épaules. Putain il est encore vivant. Amen.


≈ L'ENFER C'EST LES AUTRES ≈


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et puis y'a Frida qu'est belle comme un soleil
« i know what most of you think of me, that i’m a thug, a smuggler, rebel. that i started all of this, asked for it, a drunk who never did anything with his life and has caused all this trouble for everybody. well, i’m here today to tell you… that you’re right. i am. i am all of those things, and more. »

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