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Bienvenue sur LECLA l'affreux. :gangster: :chris: :gnih:


Un topic des RPs libres a été mis en place ici ! Allez j'ter un oeil. :hin:
Nous attendons avec impatience nos bébés prédéfinis, ils sont coolish vous verrez ! :ivil: :raff:



C'est la dèche chez les Muffled Necks essayez de renflouer un peu leurs rangs. :chica: :ivil:


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 Bring the Light - Idda

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Les teignes au pain rassis

≈ ARRIVÉE : 22/05/2015
≈ IMPACTS : 74

≈ AVATAR : Michael Fassbender
≈ ÂGE : 37 ans
≈ MÉTIER : Médecin, principalement spécialisé en chirurgie
≈ DES ARMES ? : Un scalpel, ça compte ?
≈ GANG : Il travaille pour les Muffled Necks. Il n'a pas d'avis particulier sur eux, tant qu'ils lui permettent de bosser, ça va.



MessageSujet: Bring the Light - Idda   Mar 2 Juin - 20:36


Alexander & Idda


L'explosion fit trembler le ciel et la terre, faisant s'envoler un nuage de fumée à l'horizon. Alexander ne bougea pas, fixant un point droit devant lui, quelque part du côté de la ligne de front. Son souffle régulier se condensait pour se mêler aux quelques flocons qui commençaient à tomber. À côté de lui, l'infirmière frissonna. Sans un mot, elle lui tendit sa cigarette à moitié consumée. Alexander s'en saisit et en tira une longue bouffée alors qu'une seconde explosion retentissait au loin. La bataille qui se déroulait n'était pas la leur, mais ils en auraient une terrible à livrer quand elle se terminerait.

BLAM BLAM BLAM.

Alexander ouvrit péniblement les yeux, perdu dans l'espace et le temps. Il s'agita mollement, essayant de se redresser tant bien que mal, alors que les coups se répétaient, inidentifiables. Les pensées se bousculaient dans son cerveau embrumé, sans qu'aucune ne soit capable de prendre une forme cohérente. A force de se débattre, il finit par tomber de là où il était allongé et s'écrasa face contre terre sur le sol.

- Ah putain !

Etouffant un grognement, il força mentalement ses membres désorganisés à coopérer et réussit péniblement à se mettre à genoux. La pièce était sombre et il n'y voyait pas grand-chose, mais en sentant le métal froid sous sa main alors qu'il tentait de se redresser, il comprit qu'il avait dormi sur sa table d'opération. Comment était-il arrivé là restait un mystère, probablement élucidable quand les symptômes de sa formidable gueule de bois se seraient dissipés. La bouche cotonneuse et l'estomac en révolution, il se mit debout tant bien que mal, s'accrochant presque aussitôt à sa table d'opération, saisi de vertiges. Les coups répétés résonnaient dans son crâne, augmentant d'un cran son mal de tête. La porte. On frappait à la porte.

Il pivota vers cette dernière et tituba dans sa direction, faisant quelques pas maladroits avant de trébucher et basculer en avant. Il se rattrapa à une étagère, termina assis et fit voler le plateau en métal qui s'y trouvait. Les seringues et flacons se répandirent sur le sol dans une cacophonie amplifiée par son cerveau post-alcoolisation. Il poussa un grognement, essayant maladroitement d'arrêter le plateau qui tournait sur lui-même dans un concert de bruit métallique.

- Mais bordel de... Oui, c'est bon, j'arrive ! gueula-t-il en direction de la porte alors que le tambourinement reprenait.

Il réussit finalement à atteindre l'entrée, sans trop savoir comment, et ouvrit la porte. Il fut aussitôt agressé par la lumière du jour, transperçant ses orbites douloureuses et lui faisant plisser les yeux. Comme il n'y voyait que pouic, il ne distinguait de la personne en face de lui qu'une vague silhouette. Il ne savait pas qui c'était, mais il le détestait déjà pour ce réveil matinal. Ou non matinal. En fait, il n'avait pas la moindre idée de l'heure.

- J'espère que c'est une urgence, dit-il sans aménité, papillonnant des paupières pour essayer désespérément de voir quelque chose.

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Shhhhhhh. Do you hear that ? Yep. That's the sound of « nobody cares ».
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Les teignes au pain rassis

≈ ARRIVÉE : 26/05/2015
≈ IMPACTS : 36

≈ AVATAR : la belle rebecca.
≈ ÂGE : vingt-neuf ans.
≈ MÉTIER : responsable d'un orphelinat.
≈ DES ARMES ? : le nom de son mari, la notoriété de son père.
≈ GANG : une plaie pour birmingham.



MessageSujet: Re: Bring the Light - Idda   Mar 23 Juin - 0:02


bring the light


Il pleuvait. Une pluie fine, froide et grise, chargée de poussière. Insidieuse. Idda pressait le pas sur le sol boueux, Sarah sur les talons. La tête baissée, pour protéger ses yeux. Une mèche de ses cheveux, plaqués sur ses tempes, venait chatouiller le bout de son nez, qu’elle essuyait méthodiquement, de ses doigts gantés de blanc, dès qu’une goutte venait se perdre sur l’arête, avant de finir sa course sur sa lèvre supérieure. Elle aurait dû écouter Sarah, rester à l’orphelinat. La domestique avait mollement protesté, lorsqu’elle avait vu sa maîtresse resserrer son châle autour de ses épaules et agripper le panier de victuailles. Il y avait encore tant à faire. Plusieurs tuiles avaient glissé du toit de la maison abritant les orphelins, et le trou ainsi découvert avait laissé l’accès libre à la pluie et au gel tardif des nuits de mars. La réserve s’en était trouvée durement touchée, et Idda avait perdu plusieurs kilos de farine, ainsi que de nombreux bocaux en verre contenant des denrées essentielles lorsque l’étagère qui les supportait s’était écroulée sous leur poids. Le bois rongé par l’humidité. L’orphelinat avait fait son petit effet dans la communauté bourgeoise au temps de la guerre. Mais la guerre était terminée, et les donations n’affluaient plus comme avant. Le monde prenait le temps de se remettre en marche.

Et non contente de s’occuper de ces petits orphelins, la jeune femme prenait la peine d’aller nourrir ceux qui l’avaient trahie, sans autres formes de procès. Sarah détestait ce coin de la ville. Elle détestait ces rues boueuses, la poussière qui prenait à la gorge, les taudis décrépis, et ces immeubles de briques sanglantes noircies par la fumée des usines alentours. Et la vue de ces corps faméliques, sous les haillons, lui donnait la nausée. Elle n’aimait pas l’éclat dans les yeux des pauvres. Il lui faisait peur. Mais elle devait suivre sa maîtresse (dont la richesse, toute relative, se lisait jusque dans sa peau de lait et ses boucles ordinairement bien arrangées, ses tenues soignées et son air digne, faisant d’elle une proie de choix), malgré tout ce que la domestique pouvait bien penser de Jacob. Jacob n’avait que dix ans lorsqu’il avait intégré l’établissement de madame Rosenbaum, cinq ans plus tôt. Sa plus jeune sœur n’avait pas deux mois. Déjà affaiblie par l’accouchement, leur mère s’était laissé dépérir en apprenant la mort de son époux. Laissant six enfants dans le besoin. Idda avait aimé Jacob comme son propre fils. Oui, de tous ses enfants, ce fût celui qu’elle aima le plus. Et elle ne cessa jamais de l’aimer, même lorsqu’il quitta l’orphelinat, au cœur d’une nuit de novembre, recruté par le gang des Muffled Necks. Elle pleura tant et tant, mais ses yeux ne s’asséchèrent jamais. Elle le retrouva deux mois plus tard, dans les bas-fonds de Birmingham, maigre comme un clou, mais les poches remplies de menue monnaie. Il refusa dès lors de retourner dans son giron. Il allait devenir riche, qu’il disait, et offrir à sa fratrie une maison à la campagne, loin de ciel gris de Birmingham, avec des pommiers dans le jardin dont madame Idda pourrait cueillir les fruits pour ses tartes. Dès lors, elle se faisait un devoir de le visiter chaque semaine, les bras chargés de pain et de fromages. Des mets qu’il ne méritait pas, pestait Sarah, entrainée comme toujours dans les entreprises insensées de sa maîtresse.

Le bois vermoulu des escaliers craquait sous leurs efforts pour atteindre les combles de l’immeuble. Sarah ahanait, le cou marbré de plaques rouges, tandis qu’Idda tentait de contrôler sa respiration, en vain. Ni l’une ni l’autre n’avait fière allure. Arrivée devant la porte du taudis, Idda frappa doucement le cadre de la porte, et attendit. Longtemps. Des bruits étouffés provenaient de la pièce, mais la porte ne s’ouvrait toujours pas. Elle réitéra son geste, plus énergiquement. jacob, c’est madame idda, ouvre s’il te plaît ! De nouveaux jurons, elle reconnut de l’allemand et du yiddish, avant que Ernst, un autre enfant du gang, ne vienne entrebâiller la porte. jacob il est pas là, m’dame, faudra r’passer plus tard, mais franchement j’suis pas sûr qu’y veuille vous voir. faut arrêter de v'nir, savez. Son cœur se mit à battre, beaucoup trop vite, et avant que Ernst n’ait eu le temps de refermer la porte, elle coinça dans l’entrebâillement la pointe de sa bottine. laisse-moi passer, ernst, ou j’appelle la police. Sous la menace, l’adolescent s’écarta, de la haine suintant de tout son être. Dans l’obscurité de la piaule minuscule, Idda repéra immédiatement le corps de l’enfant sur le matelas crasseux. Son panier roula à ses pieds, et elle se précipita à ses côtés. Le corps de Jacob était parcouru de soubresauts, et il était trempé de sueur, les lèvres blêmes et les yeux fous. En voyant le visage inquiet d’Idda penché sur lui, il tenta un sourire maladroit. bah m’dame idda, faut pas vous inquiéter comme ça, c’est pas grand-chose, vous embêter pas pour moi. Il délirait. De sa cuisse dénudée (on avait arraché la jambe de son pantalon), un pansement grossier se retrouvait imbibé d’un liquide mêlant pus et sang frelaté. Elle se redressa violemment et se retourna vers Ernst. qu’est-ce qu’il s’est passé ? Elle hurlait presque. rien, rien, j’vous jure, juste des ritals qui nous sont tombés sur le coin de la gueule, c’est qu’une égratignure, ça va guérir. Son souffle se faisait court, incertain. Idda passa une main sur son front, s’étonna de sentir l’humidité de sa sueur. Elle avait peur. sarah, va chercher le docteur cohen.
mais madame …
le docteur cohen, maintenant ! Sa voix s’était faite plus aigüe. Elle frôlait l’hystérie. Sarah s’enfuit en courant dans les escaliers, avant qu’Ernst n’ait eu le temps de lui barrer la route. Jacob s’était redressait sur un de ses coudes. A travers le col entrebâillé de sa chemise, on pouvait deviner ses fragiles clavicules et ses côtes saillantes. non m’dame, faut pas faire venir le docteur cohen jusqu’ici, ça va attirer des ennuis à tout le monde.
je n’ai pas vraiment le choix, jacob.
on pourrait aller chez le doc’. ernst peut vous montrer le chemin. L’intéressé siffla de mécontentement, mais le regard d’Idda le fit immédiatement taire. La juive se pencha vers son enfant, l’agrippa sous le bras pour l’aider à se relever. montre-moi le chemin ernst, maintenant.

Elle s’était égratigné les doigts contre la porte. Elle frappait, frappait comme si sa propre vie en dépendait. Ernst l’avait abandonnée dès qu’ils étaient arrivés en vue de la bâtisse où logeait le doc’, et elle tenait désormais Jacob contre son cœur, le berçant en yiddish, consciente qu’il avait depuis longtemps perdu connaissance. La porte s’ouvrit enfin, et Idda ne pût retenir un sanglot. L’homme qui lui faisait face n’avait rien d’avenant. Elle ne lui aurait probablement même pas confié une ampoule à traiter. Mais à cet instant-là, rien d’autre n’avait plus d’importance que sa présence dans l’encadrement de la porte. Elle raffermit sa prise autour de Jacob. s’il vous plaît. aidez-le. Sa voix n’était plus que le murmure du désespoir.
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Les teignes au pain rassis

≈ ARRIVÉE : 22/05/2015
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MessageSujet: Re: Bring the Light - Idda   Dim 28 Juin - 1:57


Bring the Light


Alexander continua de cligner des yeux jusqu'à ce que le visage de la personne en face de lui se distingue de façon à peu près nette. Il s'agissait d'une femme, qu'il n'avait jamais vu de sa vie. Il détailla sa jolie peau, sa coiffure recherchée bien que trempée par la pluie, et en conclut qu'elle ne risquait pas de faire parti de sa clientèle habituelle. Elle contrastait tellement avec ses cheveux en bataille, sa barbe d'une semaine et sa chemise froissée à moitié rentrée dans son pantalon que l'effet en était presque comique. Il s'apprêta à lui dire – assez rudement – qu'il ne pouvait rien pour elle, quand son regard tomba sur le gamin qu'elle serrait dans ses bras, et reconnut immédiatement Jacob.  Le visage grisâtre de l'enfant, ruisselant de sueur et de pluie, le fit immédiatement repasser en mode professionnel. Ce fut comme si son cerveau avait ouvert en grand une fenêtre, chassant la brume de sa gueule de bois et le laissant avec une simple migraine qu'il lui fut facile d'ignorer.

- Entrez, fit-il en s'effaçant pour la laisser passer.

Il referma la porte derrière elle, empêchant le vent froid et la bruine de continuer leur incursion à l'intérieur. Il se dirigea à grands pas vers la table d'opération, qu'il tapota d'une main.

- Posez-le là.

Il ne lui avait pas demandé qui elle était ou même comment elle s'appelait. Pour l'instant, il y avait bien plus urgent à régler. Quand Alexander passait en mode professionnel, le reste du monde cessait d'exister. Il retroussa ses manches et se lava soigneusement les mains dans une bassine d'eau propre, s’aspergeant au passage le visage pour finir de se réveiller. La migraine continuait de lui bourdonner dans les tempes, mais il n'y prêta guère attention. Il s'approcha de Jacob, qu'il examina tout en farfouillant d'une main dans un tiroir à la recherche de son stéthoscope, qu'il finit par trouver.

- Hé gamin, t'es avec moi ? Tu peux bouger la main ?

Jacob resta immobile, à l'exception des frissons qui le secouaient par intermittence. Alexander claqua des doigts devant son visage, n'obtenant aucune réaction. Il pressa sur son sternum d'un doigt, provoquant une légère douleur ; l'enfant s'agita légèrement et grogna, sans ouvrir les yeux. Le médecin pinça les lèvres, préoccupé par sa conscience si altérée, qui n'augurait rien de bon. Il avait tout de suite remarqué le pansement tâché de sang sur sa cuisse et redoutait une infection généralisée. Méthodiquement, il vérifia son pouls et sa tension, la pâleur de ses muqueuses, la froideur de ses extrémités malgré sa peau voilée de sueur. Tous les indicateurs penchaient dangereusement vers la septicémie. Il se devait d'agir vite avant que les choses ne s’aggravent.

Se rappelant de la présence de la femme, il se tourna brusquement vers elle.

- Vous. J'ai besoin d'une bassine d'eau propre, d'alcool, de pansements et de linge propre et de ma trousse de matériel de chirurgie. Vous trouverez tout le matériel dans l'armoire à côté de vous et un chariot roulant sur lequel le déposer.

Il la détailla avec scepticisme.

- Si vous ne vous sentez pas capable de rester et de m'aider, partez. Je préfère éviter que vous défailliez.

Si elle tombait dans les pommes au moment où il retirerait le pansement, mieux valait qu'elle ne reste pas dans ses pattes. Alexander manquait généralement d'empathie pour ses patients, mais il aimait bien Jacob. Ce n'était pas un mauvais gamin, qui lui avait déjà rendu service et ne venait pas lui causer des ennuis ou piquer son matériel comme certaines des plus jeunes recrues des Muffled. Le voir crever sur sa table d'opération le chagrinerait assez.

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