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 COUPS ET BLESSURES (JAMES)

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Les teignes au pain rassis

≈ ARRIVÉE : 22/05/2015
≈ IMPACTS : 93

≈ AVATAR : jon bernthal.
≈ ÂGE : trente-huit ans qu'il scrute l'obscurité des ruelles et son pas qui claque sur les pavées.
≈ MÉTIER : inspecteur véreux, le noir d'une pomme pourrie.
≈ DES ARMES ? : son revolver, médiocre revolver.
≈ GANG : aucun, même s'il lui arrive de couvrir de sales affaires des silver snakes.



MessageSujet: COUPS ET BLESSURES (JAMES)   Sam 30 Mai - 8:32

coups et blessures,
james et wilbur.

Il y avait un parfum étrange dans l'air, comme un arôme de pourriture mêlé à la sueur des hommes qui se crevaient à la tache. Le cœur à la chamade et les bras en coton, il y avait leurs inlassables soupirs qui résonnaient à travers les ruelles. Et ces ruelles, recouvertes de cendres et de débris. Et ces ruelles, recouvertes de poussières et de couleurs écarlates. Avec ce rouge sang, cet orange flamme et ce noir profond. Qu'il était étrange de se promener dans les ruelles de la ville, un matin de mars. Avec ce froid mordant et cette brise d'antan. Qu'il était mauvais de se promener à Birmingham, tout simplement. De beau matin pourtant, les ruelles n'étaient emplies que de l'infâme odeur des ouvriers. Il n'y avait encore nulle trace de la richesse dorée sur laquelle se pleuraient les pauvres. Alors forcément, qu'il était bon de marcher parmi les siens. Sans avoir à cracher sur la haute société. Sans avoir à pleurer sur le sou qui se volatilise, au fil des jours. Mais ça aussi, c'était le gamin.
Ce petit idiot qui volait l'argent de ses parents, fier comme un âne. Et sa pauvre mère, aussi folle que jolie. On pouvait presque dire qu'il était difficile d'être Wilbur à n'importe quel instant de la journée. Sourire effacé sur les lèvres, regard déjà mort à cette heure matinale et surtout, visage fermé, on entendait ses pas retentir à travers les rues de la ville. Plus loin, le soleil se levait, lui aussi et bientôt, il entrainerait avec lui une énième matinée de combats, dans la disgrâce. Devant ses yeux fatigués, se dressait la haute silhouette du poste de police. C'était un bâtiment qui le rassurait, en quelque sorte. Là, il y menait son interminable bataille contre le crime. Lui, le soldat blessé. C'était presque ironique que de le voir se battre contre quelque chose alors qu'en guerre, il avait tant de fois refusé de prendre son arme. Et puis, au final, il avait compris. Au fil des jours. Avec le temps.
Le temps, c'était ce qui le préoccupait. Lorsqu'il était rentré au pays, il y avait eu quelque chose de brisée en lui. Comme si une part de son être était restée coincée en France, au front. Alors, il avait su que son temps était compté. Et que celui de sa femme aussi. Et que celui de son fils aussi. Et même le temps de sa belle-sœur, de sa nièce, de sa charmante voisine et même le temps de cet idiot qui se dressait, là, devant lui. Ô qu'il était désagréable pour un homme meurtri de voir pareille ordure devant ses yeux, à une heure aussi matinale. « Qu'est-ce que tu fous là ? » qu'il lui balança, sur un ton féroce et fatigué. Il avança jusqu'à son bureau où un dossier était posé. « Déjà une affaire ? Le crime s'arrête jamais dans cette putain de ville ou quoi ? » Ses mains se mirent à trembler légèrement, tandis qu'il saisissait le papier entre ses doigts amochés. D'un regard bref, il parcourut les quelques lignes qui s'y trouvaient. C'était une simple histoire d'infidélité au sein d'un couple, l'homme avait fini par buter sa femme qui allait voir ailleurs. La routine, dans une ville où le respect et l'orgueil des vilains étaient partout. Son regard se détacha des derniers mots écrits sur le papier et s'accrocha à celui de l'homme qui se tenait fièrement en face de lui. « Putain, mais dites moi que j'rêve. »
C'était une journée tout à fait anodine pour lui, en réalité. Une journée parfaite pour grogner contre le bon Dieu, cracher sur les vilains et bosser comme un malade pour gagner trois sous. Grogner, cracher, bosser. Il savait faire, il l'avait toujours fait. Grogner, cracher bosser. C'était c'qui attendait ce type, là, à quelques pas de lui. Punaise, pas lui. Pas aujourd'hui. Bon sang, qu'il détestait le travail d'équipe.  

_________________
this city, so damn beautiful,
 but only from a distance.
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Les teignes au pain rassis

≈ ARRIVÉE : 22/05/2015
≈ IMPACTS : 120

≈ AVATAR : viggo Mortensen.
≈ ÂGE : cinquante-deux ans.
≈ MÉTIER : superintendant.
≈ DES ARMES ? : son arme de service ≈ un couteau qu'il ne quitte jamais
≈ GANG : aucun ≈ ils restent malgré tout d'une certaine utilité lorsqu'il faut régler certaines affaires un peu dérangeantes discrètement.



MessageSujet: Re: COUPS ET BLESSURES (JAMES)   Jeu 11 Juin - 21:05



L
a fumée vint envahir ses poumons tapissant ces derniers de cette fumée mortelle qui lui faisait pourtant tant de bien. Il souffle. Il inspire. Il expire. Une danse quotidienne dont il ne parvint pas à se passer malgré les réprimandes de sa femme sur sa consommation trop excessive. Mais qu’est-ce qu’une bonne femme pouvait bien faire contre l’addiction de son mari hormis le mettre en garde ? James sourit à cette simple pensée tandis qu’il écrasa le mégot dans un cendrier encore vide en ce début de journée. L'aube dardait, sur Birmingham, des rayons encore bien faible qui ne parvenaient pas à dissiper la fumée des usines qui ne semblaient jamais s'arrêter. Mais elles n'étaient pas les seules à contribuer à l'essence même de la ville. Le crime non plus ne s'arrêtait pas et à peine était-il arrivé qu'on avait jeté un dossier - un de plus - sur son bureau dont on ne pouvait plus que deviner la matière qui le constituait. Un léger soupir passa ses lèvres alors qu'il tendait la main pour se saisir de la seule feuille qui constituait le dossier, la parcourant rapidement du regard. Encore un homme qui avait buté sa femme infidèle sous un coup de colère, tout simplement parce-qu'elle avait été voir ailleurs. L'homme ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. Après tout, elle ne serait pas allée combler son manque d'amour dans les bras d'un amant si son époux le lui avait donné, et James s'y connaissait bien en femme malheureuse en mariage. Ses doigts s'égarèrent dans ses cheveux gominés avec soin, remettant ceux-ci en place d'une main experte avant qu'un subalterne ne vienne l'avertir que le lieutenant Bradford venait tout juste d'arriver. Il chassa l'importun en le remerciant brièvement avant de se lever,  gardant le dossier fermement serré dans son poing. Sans gêne particulière, James rentra dans le bureau de l'officier avant même qu'il n'y pointe le bout de son nez : au moins ils perdraient moins de temps à vadrouiller entre les bureaux à se chercher l'un l'autre, et même si cela pouvait déplaire à Bradford, il restait son supérieur hiérarchique. Il possédait les droits du rang et de l'âge et nul ne pouvait lui dire quoi que ce soit.
Le fait de travailler avec l'inspecteur ne l’enchantait pas vraiment, surtout que Bradford ne semblait pas le porter dans son cœur. La raison lui échappait et James n'avait strictement aucune envie de la découvrir. S'il le haïssait, grand bien lui fasse, tant qu'il faisait son boulot correctement, cela ne lui posait aucun problème. La porte s'ouvrit sur un Wilbur toujours aussi aimable tandis que le surintendant pinça légèrement les lèvres « J'passais dire bonjour, évidemment. » Le ton était vaguement ironique tandis qu'il le laissait se pencher sur le dossier. « Pas de répits pour les braves. Et encore moins pour le crime. Visiblement. » James rajusta sa chemise avant de croiser les bras sous sa poitrine le temps qu'il prenne connaissance de l'affaire. Son regard froid s'égara sur le bureau de son comparse avec la curiosité du vieux renard qu'il était, cherchant le moindre indice plus par réflexe que par véritable envie d'en apprendre plus sur l'individu qui se trouvait à quelques pas de lui. Soudain son regard capta celui de Bradford et un vague sourire vint orner les lèvres de James. « Désolé, mais tu ne rêves pas. D'ailleurs faut qu'on s'bouge. J'ai pas envie d'traîner sur cette affaire.» Il n'y avait aucun enjeu intéressant. Rien en rapport avec les gangs qui sévissaient à Birmingham depuis des années maintenant, rien qui pourrait lui apporter un peu de gloire et lui offrir une promotion. Simplement un connard qui avait égorgé sa femme parce-qu'elle baisait avec un autre. « L'affaire est évidente. Faut juste qu'on récupère deux trois preuves et il sera bon pour la corde. »Il chercha son paquet de cigarette dans la poche de sa veste, en sorti une pour lui avant d'en tendre une autre à Wilbur « Ça devrait te détendre. Tu fais une de ces tronches. » 

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DON JUAN AUX ENFERS + Quand Don Juan descendit vers l'onde souterraine et lorsqu'il eut donné son obole à Charon, un sombre mendiant, l'oeil fier comme Antisthène, d'un bras vengeur et fort saisit chaque aviron. Montrant leurs seins pendants et leurs robes ouvertes, des femmes se tordaient sous le noir firmament. Et, comme un grand troupeau de victimes offertes, derrière lui traînait un long mugissement.
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